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216 700 interruptions volontaires de grossesse en 2017

le 9 octobre 2018

Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 216 700 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France en 2017. Une femme sur trois a recours à l’IVG au moins une fois au cours de sa vie sur le territoire.

Cette étude est publiée le 28 septembre 2018, journée mondiale du droit à l’avortement.

Stabilité du recours à l’IVG depuis 15 ans

Depuis 2001, le nombre d’IVG oscille entre 215 000 et 230 000. Le taux de recours aux interruptions volontaires de grossesse s’élève à 14,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en métropole et à 26,2 dans les départements et régions d’outre-mer. Les jeunes femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de 26,7 IVG pour 1 000 femmes. Chez les moins de 20 ans, le taux de recours est en baisse.

Il existe de grandes disparités en fonction des zones géographiques. Les écarts régionaux varient de 10,2 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 21,4 en Provence-Alpes-Côte d’Azur jusqu’à 33 en Guyane et en Guadeloupe.

Hausse du nombre d’IVG médicamenteuses

Deux tiers des IVG sont pratiquées de façon médicamenteuse en métropole. Depuis plus de dix ans, l’IVG médicamenteuse peut être pratiquée hors des hôpitaux.

En 2017, 19,2% des IVG (33,1% outre-mer) ont été pratiquées en cabinet libéral et 2,2% (0,1% outre-mer) dans les centres de santé ou les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF).

À l’hôpital, la part des IVG instrumentales continue de décroître et s’élève à 41%, soit 32% du total des IVG.

L’IVG est autorisée en France depuis la loi du 17 janvier 1975. Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise ancienne ministre des droits des femmes, et 71 sénateurs ont déposé, le 28 septembre 2018, une proposition de loiProposition de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires. visant à supprimer la clause de conscience qui accorde aux médecins le droit de refuser de pratiquer des IVG.

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