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Accès aux matières premières stratégiques : un état des lieux

le 12 04 2011 Archives.

Fin mars 2011, le Sénat a rendu public un rapport sur la sécurité des approvisionnements stratégiques de la France. Ce rapport a pour objet de déterminer les matières premières nécessaires à la continuité de l’activité économique et aux actions de défense, ainsi que les dispositions déjà engagées ou restant à prendre pour prévenir d’éventuelles ruptures d’approvisionnement.

Le rapport rappelle la dépendance de la France à l’égard de pays étrangers non européens dans deux grands secteurs : l’énergie et les métaux. Bien que l’approvisionnement en énergie demeure vulnérable, la France a identifié ce secteur comme sensible dès le choc pétrolier de 1973 et divers scénarios de crise ont depuis été définis. Le rapport souligne qu’un effort analogue doit impérativement être mené s’agissant des métaux, car le territoire français est dépourvu de ressources métalliques (hormis l’or de Guyane et le nickel de Nouvelle-Calédonie). Sont ainsi concernés l’ensemble des métaux de base (cuivre, fer, zinc, étain, etc.), ainsi que les métaux dénommés "stratégiques", au sein desquels figurent les "terres rares" (groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium, l’yttrium et quinze lanthanides), particulièrement prisées dans les industries de l’électronique de défense et des télécommunications. A noter que l’uranium, dont le rapport estime l’approvisionnement "diversifié et sécurisé", ne figure pas dans la liste des métaux rares établie par le Bureau de recherches géologiques et minières.

Afin de contrer la situation de quasi-monopole de la Chine en matière de production des métaux "stratégiques", le rapport formule plusieurs propositions :

  • exploiter les gisements présents hors de Chine en nouant au préalable des coopérations bilatérales avec les pays européens ayant une tradition minière (Allemagne, pays scandinaves),
  • développer la collecte et le recyclage des équipements contenant ces métaux,
  • plus généralement, considérer les grands producteurs mondiaux de métaux (Chine, Russie, Brésil), non comme des ennemis, mais comme des alliés susceptibles d’engager un dialogue avec des pays consommateurs à même de leur fournir une expertise, notamment dans le domaine minier.

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