Accès à l’université : le tirage au sort autorisé dans certaines formations [20170510]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Accès à l’université : le tirage au sort autorisé dans certaines formations

le 10 05 2017

Une circulaire, publiée au Bulletin officiel du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Éducation nationale du 27 avril 2017, autorise le tirage au sort pour sélectionner les étudiants à l’entrée à l’université dans certaines formations "à capacités limitées".

Contenu de la circulaire

La circulaire concerne les candidats souhaitant s’inscrire en première année de licence ou en première année commune aux études de santé (PACES), via le portail Admission post-Bac (APB). Lorsque les capacités d’accueil de la formation sont atteintes, les étudiants sont tirés au sort, à l’issue de plusieurs phases de sélection (critère géographique, ordre des voeux, situation familiale).

Sont tout d’abord classés les candidats résidant ou ayant obtenu le baccalauréat ou son équivalent dans l’académie du siège ou du site de l’établissement proposant la formation en première année de licence ou en première année commune aux études de santé.

Puis, est pris en compte le classement des vœux par le candidat. S’il a inscrit cette formation en tête de liste, il sera prioritaire, celui qui l’a placé en second choix se retrouvera en deuxième position, etc.

La situation familiale est prise en compte pour départager les candidats : la priorité est accordée aux candidats mariés, pacsés, vivant en concubinage ou ayant une ou plusieurs personnes à charge.

Il est ensuite procédé au classement des candidats ne résidant pas et n’ayant pas obtenu le baccalauréat ou son équivalent dans l’académie du siège ou du site de l’établissement proposant la formation en première année de licence ou en première année commune aux études de santé selon les mêmes critères appréciés dans le même ordre.

Le tirage au sort arrive en dernier recours, s’il reste des candidats "ayant un même ordre de priorité".

Une procédure controversée

Le tirage au sort, dénoncé par les organisations étudiantes et les présidents d’université, se pratique depuis plusieurs années dans des filières dites "en tension" (sport, psychologie, etc.) dans un flou juridique qui peut mener à des contestations en justice. Selon le ministère en charge de l’enseignement supérieur, la licence (incluant la PACES) reste le principal premier vœu des candidats (pour 38% d’entre eux) et surtout pour les élèves de terminale générale (53% d’entre eux).

La circulaire veut sécuriser une pratique très décriée. Le 5 mai, l’Association Promotion et défense des étudiants (PDE) a annoncé qu’elle déposait un recours contre le texte devant le Conseil d’État, considérant que le tirage au sort n’est "pas une solution à l’accueil et l’orientation des étudiants".

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