Adoption internationale : le déclin se poursuit [20150220]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Adoption internationale : le déclin se poursuit

le 20 02 2015 Archives.

Le 11 février 2015, l’Institut national d’études démographiques (INED) a publié une étude sur les raisons du déclin de l’adoption internationale. La veille, le ministère des Affaires étrangères a présenté les chiffres de l’adoption internationale en 2014.

Alors qu’en 2004, plus de 40 000 mineurs étaient adoptés, ils ne sont plus que 15 188 en 2013 pour l’ensemble des 170 Etats autorisant l’adoption internationale ou nationale. En France, la baisse est de 67 %, passant de 4 136 à 1 069 entre 2005 et 2014. Parmi les pays “fournissant le plus d’enfants” en 2003 figurent notamment la Chine, la Russie, le Guatemala, l’Ukraine et la Corée du Sud. Les États-Unis, la France et l’Espagne totalisent plus des deux tiers des adoptés. De 2004 à 2013, les deux principaux pays d’origine sont restés la Chine et la Russie, mais leur nombre de mineurs adoptés à l’international a baissé des trois quarts. Selon l’étude, cette baisse trouve ses origines dans des raisons structurelles, démographiques ou économiques. La baisse de la mortalité réduit le nombre d’orphelins. La diffusion de la contraception et de l’IVG est également à l’origine de la réduction du nombre de grossesses non désirées et des abandons d’enfants. La hausse du niveau de vie permet aux pouvoirs publics de développer des politiques familiales et sociales d’aide aux mineurs abandonnés et favorise l’essor des adoptions nationales. Les conditions d’adoption pour les ressortissants étrangers sont également durcies. Dans les pays d’origine traditionnels des adoptés internationaux, une part croissante et désormais majoritaire des mineurs confiés à l’adoption internationale sont désormais des “enfants à besoins spécifiques”, c’est-à-dire des enfants relativement âgés (plus de 5 ans), ou en fratrie, ou handicapés physiques ou mentaux.

En France, ces “enfants à besoins spécifiques” représentent 63 % de l’ensemble des adoptions à l’étranger en 2014, soit 677 enfants. L’auteur de l’étude conclut que le déclin des adoptions ne sera pas sans conséquence dans les pays d’accueil et qu’on peut s’attendre à une augmentation des demandes de procréation médicalement assistée ainsi que de gestation pour autrui.

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