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L’aide publique au développement reste stable en 2017

le 30 avril 2018

L’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés. (APD) est une source de financement majeure pour de nombreux pays en développement. Elle représente plus des deux tiers du financement extérieur affecté aux pays les moins avancés. Selon les chiffres publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le 9 avril 2018, l’aide publique au développement s’est élevée à 146,6 milliards de dollars en 2017. Dans le palmarès des pourvoyeurs publics d’aide, la France conserve sa cinquième place, derrière les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon.

Une baisse légère due au tassement de la crise des réfugiés et des migrants

L’APD dispensée par les pays membres du Comité d’aide au développement (CAD, trente pays membres avec l’Union européenne) a enregistré une baisse légère de 0,6% en 2017. Ce recul s’explique par la part moindre consacrée par les pays donateurs à l’accueil des réfugiés. L’aide dédiée à cet accueil a en effet chuté de 13,6%. Les coûts des réfugiés dans les pays donateurs ont ainsi représenté 9,7% de l’aide contre 11% en 2016. Cependant, l’Allemagne, la Grèce, l’Islande et l’Italie y ont consacré plus de 20%.

C’est une règle du CAD datant de 1988 qui autorise les pays pourvoyeurs à comptabiliser certaines dépenses relatives aux réfugiés sur leur territoire pendant la première année qui suit leur arrivée. L’APD se définit comme l’ensemble des dons et des prêts à conditions très favorables accordées par des organismes publics aux pays figurant sur la liste des bénéficiaires du CAD de l’OCDE.

Dans ce cadre si l’on ne prend pas en compte les dépenses consacrées aux réfugiés dans les pays donneurs, l’aide mondiale a augmenté de 1,1% en 2017.

En 2017, comme les années précédentes, seule une poignée de pays, tous situés en Europe, respecte l’objectif d’une aide au moins égale à 0,7% du PIB. Le Danemark (0,7%), le Royaume-Uni (0,7%) la Norvège (0,99%), le Luxembourg (1%) et la Suède (1,01%) figurent depuis plusieurs années au tableau d’honneur des pays pourvoyeurs, tandis que l’Allemagne, qui avait atteint l’objectif en 2016, est repassée sous la barre symbolique des 0,7%.

L’Union européenne, premier donateur mondial d’aide au développement

Avec un montant total de 75,7 milliards d’euros en 2017, l’Union européenne et ses États membres restent les premiers donateurs au monde d’APD. Ce montant représente 0,50% du revenu national brut (RNB) de l’Union.

Depuis 2015, année de l’adoption du programme d’action d’Addis-Abeba et du programme de développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. à l’horizon 2030, l’aide européenne a augmenté de 7,8 milliards d’euros (+12%). À l’occasion du Forum des Nations Unies sur le financement du développement du 23 au 25 avril 2018, la Commission européenne a fait le point sur les efforts déployés par l’UE et ses États membres en matière d’aide extérieure.

Quant à la France, après des années de baisses successives, l’aide française au développement a repris une courbe ascendante. Cette reprise a ramené la solidarité internationale de la France au niveau de 2012. En 2017, la France a été le pays dont l’APD a le plus augmenté avec une hausse de près de 15% entre 2016 et 2017.

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