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Allergies respiratoires : la surveillance des pollens et moisissures

le 6 04 2018

Paru le 20 mars 2018, à l’occasion de la journée nationale de l’allergie, le premier rapport élaboré par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), la Fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air et l’association des Pollinariums sentinelles de France fait le point sur la surveillance des pollens et moisissures dans l’air ambiant.

Ces travaux de surveillance ont été confiés à ces trois organismes par arrêté du 5 août 2016 en application de la loi de modernisation de notre système de santé.

1 Français sur 4 touché par une allergie respiratoire

L’exposition de la population aux pollens et aux moisissures constitue un enjeu de santé publique compte tenu du nombre de personnes concernées en France par des allergies plus ou moins invalidantes (rhinite, conjonctivite, asthme, etc.).

Environ 20% des enfants à partir de 9 ans et 30% des adultes sont touchés, soit une personne sur quatre.

La prévalence (nombre de cas dans une population déterminée) des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l’asthme semble avoir augmenté ces dernières années dans les pays industrialisés.

Les sources de la gêne respiratoire proviennent :

  • à 50% des pollens venant des arbres (bouleau, aulne, cyprès, noisetier), herbacées (vulpin, ambroisie, armoise, etc.)
  • à 10% des moisissures : il s’agit de champignons microscopiques qui se répandent sur tous les supports (textiles, sols, papiers peints, produits alimentaires plantes, etc.)
  • à 40% des acariens, poils d’animaux, et poussières diverses.

La surveillance des pollens et des moisissures

La mise en place d’une surveillance nationale permet d’informer les personnes allergiques et les professionnels de santé des dates d’émission et des concentrations de pollens et de moisissures dans l’air ce qui permet d’adapter les traitements et les comportements, et ainsi de réduire les effets sur la santé.

Le document présente les degrés d’exposition aux différents pollens mesurés en 2017. Pour le bouleau, le cyprès et l’ambroisie, les quantités de pollen ont été plus faibles qu’en 2016. Elles ont été, en revanche, supérieures pour les graminées en raison d’une très longue période de pollinisation.

S’agissant des moisissures, les plus grandes quantités de spores sont essentiellement présentes dans un large quart Nord de la France.

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