Améliorer la prise en charge sanitaire des migrants à Calais [20151105]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Améliorer la prise en charge sanitaire des migrants à Calais

le 5 11 2015 Archives.

La mission d’évaluation du dispositif de prise en charge sanitaire des migrants à Calais a remis son rapport au gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. le 29 octobre 2015. Cette présentation est intervenue peu avant qu’une décision de justice contraigne l’État à adopter des mesures sanitaires d’urgence sur le site où sont installés les migrants à Calais, aussi appelé "la jungle".

La population présente sur le site, quelques centaines de personnes pendant de nombreuses années, a augmenté progressivement à partir de 2014, puis brutalement depuis l’été 2015. De près de 3 000 personnes début septembre, la population est passée à environ 6 000 personnes mi-octobre. Des tentes et abris précaires (bâches avec ossature en bois) sont disposés sur le terrain non aménagé et partiellement inondable qui s’étend sur 18 hectares. Il n’y a pas d’électricité hormis quelques groupes électrogènes. Le chauffage est assuré par des bouteilles de gaz, des feux de camp et braséros. On compte quatre points d’eau (rampes de cinq robinets) et une vingtaine de toilettes chimiques, auxquelles s’ajoutent 50 sanitaires installés en périphérie du site. S’agissant des déchets, quatre aires de dépôt existent en périphérie du site.

Selon la mission, la situation sanitaire est globalement sous contrôle, grâce notamment à la Permanence d’accès aux soins de santé de Calais ("PASS", dispositif d’accès aux soins et de prise en charge psycho-sociale des plus démunis) et à la prise en charge des pathologies lourdes au centre hospitalier de Calais. Toutefois, les conditions de vie (hébergement, accès à l’eau, assainissement, densité de population, etc.) peuvent donner lieu à des épidémies (gale, diarrhées infectieuses, hépatite A, etc.) susceptibles de mettre en tension l’organisation des soins. De façon générale, les conditions d’hébergement contribuent à des pathologies (infectieuses ou dermatologiques) à l’origine d’une grande partie de la forte demande de soins ambulatoires.

Saisi le 26 octobre 2015 en référé-liberté par le Secours catholique, Médecins du monde et six demandeurs d’asile, le tribunal administratif de Lille a ordonné le 2 novembre au préfet du Pas-de-Calais et à la ville de Calais d’engager, sous un délai de huit jours, la création de points d’eau et de latrines supplémentaires, la mise en place d’un système de collecte des ordures, le nettoyage du site et l’aménagement d’un accès pour les services d’urgence. L’État et la ville de Calais doivent en outre procéder, dans un délai de 48 heures, au recensement des mineurs isolés en situation de détresse, et se rapprocher du département du Pas-de-Calais en vue de leur placement.

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