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Attentats : le système d’alerte et d’information reste à améliorer

le 25 08 2017

Le système d’alerte et d’information des populations (SAIP) est loin de remplir sa mission, selon le rapport du sénateur Jean-Pierre Vogel, rendu public le 7 août 2017.

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En quoi consiste le SAIP ?

Le SAIP a deux objectifs : alerter la population en cas d’évènement grave (catastrophe naturelle ou industrielle, prises d’otage, attentats terroristes) et l’informer sur la conduite à tenir pendant la durée de l’alerte.

Il doit permettre aux acteurs de la gestion de crise (préfets, maires et les services départementaux d’incendie et de secours – SDIS) de lancer l’alerte sur un territoire donné en une unique opération. Il s’appuie sur un réseau de 2 830 sirènes (5 000 prévues d’ici à 2020). D’ici à 2020, il doit être connecté à d’autres vecteurs, tels que la téléphonie mobile, mais aussi aux panneaux à messages variables des différentes collectivités ou encore aux radios et télévisions.

Des choix stratégiques contestables

Le choix de conserver les sirènes comme principal vecteur de l’alerte est dénoncé comme une erreur stratégique. D’une part, le volet "sirènes" concentre 78% des 81,5 millions d’euros consacrés au SAIP, alors même que leur impact apparaît beaucoup plus faible que celui de la téléphonie mobile. En effet, les sirènes ne sont quasiment jamais utilisées dans d’autres contextes que ceux des essais hebdomadaires. D’autre part, les sondages montrent que seule une infime minorité de personnes sait comment réagir lorsque les sirènes se déclenchent. Pour le rapporteur, les sirènes ne doivent plus être le vecteur principal de l’alerte, il vaut mieux renforcer le financement du volet téléphonie mobile.

S’agissant de la téléphonie mobile, la technologie dite du Cell Broadcast, qui permet de diffuser un message sur l’ensemble des téléphones mobiles présents sur une zone d’alerte, a été abandonnée au profit du développement d’une application smartphone. Cette application, développée hâtivement, s’avère moins efficace et peu téléchargée (seulement 900 000 téléchargements). Pour le rapporteur, il est urgent de corriger ses principales défaillances (géolocalisations inopinées, consommation excessive de batterie, nécessité de conserver l’application ouverte en tâche de fond). Il recommande de conduire, d’ici 2019, une évaluation de l’application SAIP, afin de déterminer sa pertinence en comparaison du Cell Broadcast.

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