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Autisme : 31 propositions pour améliorer sa prise en charge

le 12 06 2018

Comment mieux prendre en charge les personnes autistes ? C’est à cette question que répondent les députés Nathalie Sarles et Daniel Fasquelle dans leur rapport présenté, le 6 juin 2018, devant le comité d’évaluation et de contrôle (CEC) des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Ce rapport s’inscrit dans le prolongement de l’étude demandée à la Cour des comptes par le CEC sur l’évaluation de la prise en charge de l’autisme.

Les chiffres et le constat

Autisme, vue conceptuelle ©fotolia.com

L’autisme touche environ à 700 000 personnes en France, dont 600 000 adultes. La prévalence des troubles du spectre autistique (TSA) est de l’ordre de 1% des naissances. L’autisme est donc un enjeu majeur de santé publique.

La Cour des comptes a évalué à plus de 6,7 milliards d’euros par an les coûts liés à la prise en charge des personnes autistes, toutes dépenses confondues (de santé, fiscales, en milieu scolaire, etc.). Si depuis l’instauration du premier plan "autisme" en 2005, de réels progrès ont été réalisés dans la prise en charge des TSA, de nombreux problèmes demeurent : retards dans le repérage et le diagnostic, difficultés des familles pour assurer un accompagnement continu à leurs enfants, besoins des adultes autistes mal reconnus, insuffisante formation des professionnels, etc.

Les propositions du rapport

Ces propositions reprennent les recommandations formulées par la Cour des comptes en janvier 2018. Elles complètent et confortent, par ailleurs, le plan "autisme" 2018-2022.

Parmi les 31 propositions formulées par les députés, figurent notamment :

  • un parcours de repérage et de diagnostic mieux structuré dans les régions afin que tous les enfants puissent bénéficier d’un accès égal à une prise en charge précoce ;
  • une meilleure formation des professionnels (médecins, travailleurs sociaux, etc.) aux savoirs et compétences sur les TSA ;
  • la publication d’un annuaire des professionnels formés à l’autisme, destiné aux familles ;
  • une application effective des recommandations de la Haute autorité de santé (approche psychanalytique notamment déconseillée) ;
  • la réduction du reste à charge pour les familles (en moyenne de 2 900 euros par an aujourd’hui) ;
  • une meilleure inclusion des enfants et des adultes autistes (scolarisation plus importante en milieu ordinaire, offres d’hébergement plus variées, etc.) ;
  • la création d’un Institut national de l’autisme ;
  • des financements en faveur de la recherche sur les TSA quintuplés.

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