Avortement : un recours moindre à l’IVG, mais plus souvent répété [20150116]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Avortement : un recours moindre à l’IVG, mais plus souvent répété

le 16 01 2015 Archives.

L’Institut national d’études démographiques (Ined) retrace, dans une étude publiée en janvier 2015, l’évolution des comportements depuis la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1975, son remboursement par la sécurité sociale fin 1982, l’assouplissement du régime d’autorisation parentale pour les mineures et l’allongement du délai légal en 2001.

Depuis 1975, le recours à l’IVG a d’abord baissé, grâce à une meilleure diffusion de la contraception, puis s’est ensuite stabilisé. En 2011, un tiers des femmes ont recours à l’IVG au cours de leur vie. Depuis 1975, la proportion d’IVG répétées augmente de façon continue. La part des premières IVG poursuit sa baisse mais, après une première IVG, la probabilité de recourir à nouveau à l’IVG augmente. La proportion de femmes ayant recours plus d’une fois à l’IVG reste toutefois faible : 9,5% des femmes ont recours 2 fois à l’IVG, et 4,1% 3 fois ou plus au cours de leur vie.

L’âge moyen des femmes à l’IVG a tout d’abord rajeuni, avant de se stabiliser : il est passé de 28,6 ans en 1975 à 27,5 ans depuis 2003. Selon l’Ined, la hausse des taux d’IVG des adolescentes, constatée à la fin des années 1990 et au début des années 2000, ne témoigne pas d’une "plus grande fragilisation des adolescentes", mais d’une "plus grande volonté de choisir d’interrompre des grossesses non prévues ou mal programmées".

L’allongement du délai légal voté en 2001 (passé de 10 à 12 semaines, soit de 12 à 14 semaines d’aménorrhée) n’a eu pour effet ni un allongement durable de la durée moyenne de grossesse au moment de l’IVG, ni une hausse du recours à l’IVG. Les grossesses sont interrompues en moyenne avant la fin de la 7e semaine.

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