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Baisse ou hausse de la pauvreté ? Des chiffres contestés

le 20 10 2011 Archives.

Le gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. a rendu public le 19 octobre 2011 son rapport annuel au ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. sur l’évolution de la pauvreté en France, intitulé "Rapport au Parlement sur le suivi de l’objectif de baisse d’un tiers de la pauvreté en 5 ans". La réalisation d’un rapport annuel sur ce sujet résulte de l’application de la loi du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d’insertion. Les données disponibles portent principalement sur l’année 2009, même si certaines informations permettent de dégager quelques tendances pour 2010.

Le rapport comprend deux parties : l’une mesure l’évolution récente de la pauvreté en France et en Europe, l’autre est consacrée à l’action du Gouvernement pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Le gouvernement considère que les mesures qu’il a prises ont permis de limiter considérablement l’impact de la crise sur les ménages (institution du RSA en 2009, revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, etc.). En utilisant comme indicateur principal "le taux de pauvreté monétaire ancré dans le temps" (le seuil de pauvreté de 2006, 880 euros mensuels, simplement revalorisé de l’inflationInflationPerte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.), le rapport conclut à une baisse de 5 % du nombre de personnes sous le seuil de pauvreté entre 2007 et 2009. Les personnes comptabilisées sous ce seuil ne correspondraient qu’à 11,8 % de la population.

Cette conclusion semble peu compatible avec les données rendues publiques par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui comptait 13,5 % de pauvres en 2009 (8,2 millions de personnes) en utilisant le mode de calcul habituel en Europe (nombre de personnes vivant avec moins de 60 % du revenu médian). Elle est également contestée par plusieurs associations qui considèrent que l’utilisation par le gouvernement d’un indicateur monétaire constant masque les autres indicateurs indiquant une hausse continue de la pauvreté (croissance du surendettement, hausse du nombre de personnes sans domicile et du nombre de repas servis par les associations, aggravation du chômage des jeunes et des seniors).

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