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Changement climatique : les spécificités des outre-mer

le 20 11 2015 Archives.

Dans la perspective de la 21e Conférence des parties à la convention sur le changement climatique (COP 21) qui s’ouvre à Paris le 30 novembre 2015, la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale a rendu public, le 27 octobre 2015, un rapport d’information sur les conséquences du changement climatique dans les outre-mer.

Les outre-mer français, à l’exception de la Guyane, sont les territoires insulaires les plus immédiatement exposés aux conséquences visibles du changement climatique : réchauffement et acidification des océans, élévation du niveau de la mer, dépérissement des récifs coralliens, menaces sur les mangroves, expansion des phénomènes climatiques extrêmes (cyclones, etc.). 80% de la biodiversité française se trouvent dans les outre-mer. Pour faire face à cette évolution, des actions ont été engagées pour limiter le réchauffement (transition vers les énergies renouvelables, politiques des transports, etc.). D’autres actions visent à s’adapter aux effets du changement climatique (gestion du “trait de côte”, protection de la biodiversité, réponse à la précarisation de l’habitat liée notamment au risque de submersion et la transformation des activités agricoles). Selon le rapport, les outre-mer sont les premières victimes du changement climatique. Pour la conduite des négociations de la COP 21, il formule quatre objectifs prioritaires :

  • définir un financement stable avec une ouverture du Fonds vert pour le climat aux outre-mer français ou, à défaut, créer un fonds national ou européen spécifique ;
  • développer la coopération régionale avec les États-îles dans chaque bassin océanique ;
  • pérenniser les programmes scientifiques d’observation et de connaissances ;
  • promouvoir des solutions fondées sur la nature et les savoir-faire à la fois traditionnels et innovants (exemples des jardins créoles, du “rahui” polynésien - aire marine protégée traditionnelle -, ou des savoir-faire en matière d’aménagement et de construction).

En parallèle, un rapport du Sénat publié le 3 novembre 2015 met l’accent sur la grande diversité des initiatives locales et les plans d’action dans les outre-mer susceptibles de contribuer à l’Agenda des solutions lancé par les présidences successives de la Conférence des Parties à la Convention sur les changements climatiques.

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