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Chantiers d’insertion : une efficacité en question

le 28 08 2006 Archives.

Les inspections générales des affaires sociales et des finances ont rendu public un rapport d’enquête sur les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) qui constituent des structures contribuant à la réinsertion professionnelle des personnes les plus exclues (bénéficiaires de minima sociauxMinima sociauxPrestations sociales visant à garantir un revenu minimal à une personne en situation de précarité., chômeurs de longue durée). Ce rapport paru en mai 2006 est désormais accessible en ligne.

Il souligne le faible retour vers l’emploi des salariés employés dans les ACI. 10,5% des salariés accueillis sont embauchés en contrat à durée déterminée de plus de 6 mois ou en contrat à durée indéterminée à l’issue de leur parcours en ACI alors que 60% à 70% se retrouvent au chômage ou « disparaissent du paysage ». Face à ce constat, les auteurs envisagent une réforme du dispositif qui passe d’abord par une meilleure rémunération des salariés en insertion afin de mettre en avant la valeur économique du travail accompli. Cela implique donc une modification des modalités de financement du dispositif avec la modulation par exemple du montant des subventions de l’Etat en fonction des taux de réussite dans les parcours vers l’emploi.

Au 31 décembre 2004, d’après les statistiques du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’emploi, les ACI représentaient 2 300 structures employant 32 300 salariés en insertion. En 2006, 750 millions d’euros devraient être versés au total par l’Etat et les collectivités locales à ces structures financées à plus de 70% par les subventions.

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