Classes moyennes : l’impact des transferts sociaux et de la fiscalité [20131128]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Classes moyennes : l’impact des transferts sociaux et de la fiscalité

le 28 11 2013 Archives.

Pour contribuer au débat sur les classes moyennes qui "seraient trop riches pour bénéficier des aides sociales mais suffisamment pour payer des impôts", le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) publie une étude tendant à évaluer l’impact des politiques sociale et fiscale sur les classes moyennes.

Sont considérés comme faisant partie des classes moyennes les ménages dont le revenu avant impôt se situe entre 1 200 et 2 700 euros par mois et par personne. En comparant le montant des contributions versées par les ménages (impôt sur le revenu, TVA, cotisations sociales, etc.) au montant des sommes qu’ils ont reçues au titre de la politique sociale (prestations sociales, pensions de retraite, etc.), il apparaît que le système socio-fiscal est neutre pour les classes moyennes inférieures (entre 1 200 et 1 600 euros de revenu). En revanche, les classes moyennes supérieures (entre 1 600 et 2 700 euros de revenu) contribuent davantage qu’elles ne perçoivent : leurs prélèvements obligatoiresPrélèvements obligatoiresEnsemble des impôts et des cotisations sociales perçus par les administrations publiques. représentent 43% de leurs revenus disponibles et elles reçoivent de la politique sociale l’équivalent de 33% de leur niveau de vie (soit un solde négatif de dix points). En outre, cet effort est supérieur à celui demandé aux hauts revenus.

Comparé à celui d’autres pays européens, le système français se révèle peu redistributif. Dans les pays scandinaves mais aussi au Royaume-Uni ou en Irlande, les classes moyennes inférieures sont davantage aidées et les hauts revenus contribuent plus que les classes moyennes supérieures.

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