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Comptes en banque : hausse des débits frauduleux (2011-2014)

le 3 09 2015 Archives.

Qu’appelle-t-on débit frauduleux sur compte bancaire ? Quels sont les montants dérobés ? Comment agissent les voleurs ? De quels recours disposent les victimes ? Ce sont à ces questions que répond notamment l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) dans une étude publiée en septembre 2015.

Est considéré comme débit frauduleux, tout retrait d’argent effectué à l’insu du titulaire du compte bancaire (paiement en ligne ou dans un commerce traditionnel, retrait à un distributeur automatique de billets, virement bancaire, rechargement d’un téléphone portable, etc.), à l’aide de leurs données bancaires obtenues frauduleusement (numéros de compte, de carte bancaire, identifiants de connexion sur une banque en ligne). Sont ainsi exclus, les débits faisant suite à un litige avec un créancier, au vol ou à l’oubli d’un moyen de paiement (chèque ou carte bancaire), ou encore à l’extorsion de données confidentielles par la violence ou la menace.

En quatre ans, le nombre de ménages victimes d’au moins un débit frauduleux au cours de l’année a fortement augmenté, passant de 501 000 en 2011 (soit 1,8% des ménages) à 840 000 en 2014 (soit 3%). Dans 50% des cas, le montant du préjudice est inférieur à 240 euros. Les victimes ont pris conscience de la fraude en consultant leur relevé d’opérations bancaires (66,7% des ménages victimes), en étant prévenu par leur banque (24,2%) ou une autre administration (0,8%), après un rejet d’achat par carte bancaire (2,2%), ou autrement (6%).

58,5% des ménages touchés ignorent comment leurs données bancaires ont été dérobées. 14,2% des victimes déclarent que c’est à la suite d’un achat effectué en ligne sur internet, 6,8% lors d’un achat dans un commerce traditionnel, 5% après un retrait d’argent à un distributeur de billets piraté, 2,9% par hameçonnage (ou "phishing" qui consiste à faire croire à la victimeVictimePersonne qui subit personnellement et directement un préjudice physique, moral ou matériel, du fait d’une infraction pénale. qu’elle s’adresse à sa banque ou une administration pour lui soutirer ses données confidentielles), 1,9% par le piratage d’un fichier client, 10,8% par un autre moyen.

51% des ménages ont signalé les faits par le biais d’une plainte (42,5%) ou d’une déclaration de main courante (8,5%). Près de 80% des ménages ont été remboursés en totalité du préjudice par leur banque. L’absence de remboursement par la banque résulte de l’absence de demande (40% des cas), d’une demande en cours de traitement (26,5%) ou d’une demande refusée par la banque (31,5%).

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