Des conditions de logement dégradées après une séparation [20160114]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Des conditions de logement dégradées après une séparation

le 14 01 2016

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur les conditions de logement des personnes qui ont connu une séparation et qui ont un ou plusieurs enfants mineurs : familles recomposées, familles monoparentales, parents dont les enfants vivent en dehors de leur domicile. Entre 2001 et 2013, la part de ces ménages est en hausse, tandis celle des "familles traditionnelles" (couple avec des enfants nés de leur union) a baissé de 45 à 38%.

Après une séparation, les familles monoparentales sont celles qui pâtissent le plus de conditions de logement dégradées. Disposant en moyenne de ressources plus faibles que les autres familles, 39% sont locataires d’un logement social contre 18% des familles recomposées et 14% des familles traditionnelles. Les familles monoparentales sont moins souvent propriétaires de leur logement ou accédant à la propriété (32%) contre 69% des familles traditionnelles et 53% des familles recomposées. Elles rencontrent plus souvent des difficultés à payer les frais afférents à leur logement.

Les familles monoparentales résident, en moyenne, dans un logement plus petit (24m2 habitables de moins que les familles traditionnelles) et sont davantage confrontées au surpeuplement (18%) contre 10% des familles recomposées et 7% des familles traditionnelles. En outre, les parents qui vivent seuls et les familles monoparentales sont moins satisfaits de leur logement et de leur quartier, habitent plus souvent dans les grandes villes et les zones sensibles, dans un logement collectif, ancien et qui comporte au moins deux défauts importants (électricité dégradée, mauvais état général, manque d’eau chaude, de toilettes ou de salle de bains, etc.).

L’étude souligne, qu’après une séparation, les conditions de logement sont plus difficiles pour les familles monoparentales et les parents vivant sans leurs enfants que pour les familles recomposées. Toutefois, les conditions de logement des familles recomposées restent moins favorables que celles des familles traditionnelles.

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