Contraception des mineurs : une situation alarmante| vie-publique.fr | Actualités | En bref

[ Publicité ]
Imprimer

Contraception des mineurs : une situation alarmante

le 23 05 2011 Archives.

Dans un rapport publié le 17 mai 2011, la Délégation aux droits des femmes alerte les pouvoirs publics sur le problème de l’accès des mineures à la contraception et sur le déficit d’information des publics concernés. En 2007, la Délégation a dénombré 14 500 interruptions de grossesses adolescentes non désirées, chiffre en constante augmentation.

Selon la Délégation, ces interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont le plus souvent le résultat d’une contraception mal maîtrisée ou inexistante. En 2007, deux tiers des jeunes femmes de 16 à 25 ans avaient ainsi utilisé une méthode contraceptive au cours du mois précédant leur IVG, dont pour 42%, une contraception orale. Pour la Délégation, cette situation est en partie imputable aux conditions dans lesquelles s’effectue l’accès des mineures à une méthode contraceptive (sans autorisation parentale, sans l’appui du partenaire masculin, choix contraint par le coût de la méthode retenue, etc.). Intervient également un défaut d’information. La Délégation décrit ainsi une "information abondante" (campagnes d’information nationale, éducation sexuelle à l’école, etc.), "mais souvent inefficace".

Pour remédier à ces difficultés, la Délégation préconise qu’un accès anonyme et gratuit à la contraception (visite médicale et délivrance d’une méthode contraceptive) soit accordé aux mineures. Par ailleurs, elle recommande que soient menées des actions de formation en direction des professeurs des écoles, des collèges et lycées (sciences et vie de la Terre), afin qu’ils puissent dispenser une éducation progressive adaptée à chacun des âges des élèves concernés. Les campagnes d’information nationales devraient également permettre de mieux impliquer les jeunes hommes et cibler davantage les parents.

Mots clés :

Rechercher