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Crise migratoire : quel accueil des migrants en Europe

le 7 09 2017

L’accueil des migrants qui traversent la Méditerranée demeure un défi majeur pour l’Union européenne (UE). Le 28 août 2017, la France a accueilli un mini-sommet consacré à la question de la gestion et du contrôle des flux migratoires en provenance d‘Afrique. Le 6 septembre, la Cour de justice de l’UE a rendu une décision attendue sur la relocalisation des réfugiés.

Une déclaration conjointe "relever le défi de la migration et de l’asile"

Outre le président Emmanuel Macron, le mini-sommet a réuni la chancelière fédérale allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. italien et espagnol, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy, ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et, côté africain, les présidents tchadien et nigérien, Idriss Deby Itno et Mahamadou Issoufou, ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen Fayez al-Sarraj. Ces trois pays sont au cœur du transit de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient vers les côtes européennes.

La déclaration adoptée à l’issue du sommet souligne l’effort financier déployé envers les pays d’origine des migrants par le biais du fonds européen de développement. Elle juge indispensable la mise à disposition de moyens pour le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique.

Parmi les mesures à prendre envers les pays d’origine, la déclaration commune cite "de nouveaux instruments pour intensifier et faciliter les retours volontaires et la réintégration, en complément de ceux déjà existants au niveau national, européen et international". La distinction entre réfugiés et migrants économiques est ainsi affirmée : "Les migrants irréguliers qui ne peuvent prétendre à aucune forme de protection internationale doivent être reconduits dans leur pays d’origine, dans la sécurité, l’ordre et la dignité, de préférence sur une base volontaire".

L’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie sont convenues de mener des missions de protection au Niger et au Tchad, en étroite concertation et en accord avec leurs gouvernements. Il s’agit notamment d’ouvrir une voie légale d’émigration vers l’Europe pour les personnes ayant besoin d’une protection conformément au droit international et européen.

La relocalisation des demandeurs d’asile validée

Par ailleurs, le 6 septembre 2017, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu sa décision sur les recours déposés par la Slovaquie et la Hongrie contre la relocalisation obligatoire des demandeurs d’asile.

La CJUE a rejeté ces recours. Le dispositif mis en place pendant l’été 2015 afin d’aider l’Italie et la Grèce à faire face à l’afflux de migrants est considéré par la Cour comme proportionné et il contribue bien à l’objectif qu’il lui a été assigné. En conséquence, les États membres doivent appliquer la décision qui impose, sur une période de deux ans, la relocalisation, vers les autres États de l’Union, de 120 000 personnes arrivées en Italie et en Grèce et reconnues comme ayant besoin d’une protection internationale.

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