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Culture : vers la création d’un Centre national de la musique ?

le 7 10 2011 Archives.

Le rapport "Création musicale et diversité à l’ère numérique" de la mission confiée à Franck Riester a été remis au ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, le 30 septembre 2011. La mission était composée d’experts issus de la filière musicale, comme Alain Chamfort, auteur compositeur interprète, Daniel Colling, directeur du Zénith de Paris, Marc Thonon, président de la Société civile des producteurs de phonogrammes en France, ainsi que de Didier Selles, conseiller-maître à la Cour des Comptes.

La mission dresse un état des lieux de la situation économique de la filière musicale et des dispositifs de soutiens existants. Entre 2002 et 2010, les ventes de musique enregistrée ont été divisées par deux, l’essor du marché numérique n’ayant que très partiellement compensé l’effondrement du marché physique. En 2010, la musique ne représente plus que 10 % du chiffre d’affaires des industries culturelles et de loisirs. Ni le label PUR (attribué aux plateformes de téléchargement légal), ni la vente de la Carte Musique Jeunes, n’ont permis de redresser la situation. Financièrement, la filière musicale est moins aidée que d’autres secteurs de la création culturelle (cinéma, audiovisuel, livre). Cette faiblesse des ressources est aggravée par la dispersion des guichets d’aides et organismes de soutien (formation, export, conseil, etc.).

La mission étudie la possibilité de créer un Centre national de la musique (CNM), établissement public qui serait dédié à la création musicale, sur le modèle du Centre national du cinéma. Le CNM engloberait à la fois le spectacle vivant et la musique enregistrée. Faisant office de guichet unique, avec des dispositifs de soutien renforcés, le CNM aurait vocation à coordonner et financer les aides à la production de disques et de spectacles. La mission recommande que le CNM soit en partie financé, à hauteur de 50 à 100 millions d’euros, par une taxe imposée aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI), sur le modèle du compte de soutien à l’industrie des programmes.

Réagissant à ces conclusions, la Fédération française des télécoms (communiqué du 3 octobre 2011) "déplore qu’il soit à nouveau question de taxer les FAI pour financer l’industrie culturelle, alors même que les opérateurs participent déjà de façon importante et croissante au soutien de la création, soit directement soit indirectement".

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