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Défense : la difficile fidélisation des effectifs dans l’armée

le 11 10 2017

Le 11e rapport annuel du Haut Conseil d’évaluation de la fonction militaire (HCEFM) est consacré à la fonction militaire dans la société française. Publié le 6 octobre 2017, il pointe la difficulté récurrente, pour l’armée, de fidéliser ses effectifs. En 2016, 320 000 femmes et hommes d’active sont soumis au statut général des militaires. Près de 62% des militaires envisagent de quitter la fonction.

Deux tiers des effectifs envisagent de quitter la fonction

La dégradation des infrastructures, l’obsolescence du matériel et les conditions d’hébergement affectent le moral des militaires et contribuent à accentuer la désaffection vis-à-vis de la carrière militaire. 53% d’entre eux affirment que le manque de moyens mis à disposition est un frein à un engagement durable dans l’institution. En outre, la mobilité géographique a des effets directs sur les parcours professionnels des conjoints.

Le taux de renouvellement du premier contrat se stabilise mais reste plutôt faible : 64,9% dans l’armée de terre, 58,3% dans l’armée de l’air en 2016. Certains métiers sont plus touchés. Par exemple, près de 50% des contrats des fusiliers marins, exposés à une forte pénibilité, ne sont pas renouvelés. La moyenne d’âge des militaires est de 34,2 ans, soit près de 10 ans de moins que celle des agents de la fonction publique d’État (43,3 ans).

Près de neuf Français sur dix ont une bonne image de l’armée

Pourtant, le niveau de bonnes opinions à l’égard de l’armée est élevé, comparable à celui de la Grande-Bretagne. Près de 88% des Français ont une bonne image des armées. En 1981, ce chiffre était de 65%. La France est le pays où la confiance dans les armées a le plus augmenté ces dernières années en Europe, soit plus de 20 points entre octobre 2005 et décembre 2016.

Le Haut comité préconise d’anticiper les mesures qui permettront aux forces armées de rester attractives pour les jeunes générations. La professionnalisation crée une sélectivité au recrutement. Elle doit s’accompagner de formations initiales à même de créer les conditions d’une intégration qui limiterait les départs prématurés.

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