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Démographie : baisse récente du taux de fécondité

le 19 décembre 2018

Selon une note de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 13 décembre 2018, le nombre d’enfants par femme baisse depuis 2015, après 9 ans de stabilité. Passé en 2015 sous le seuil symbolique de 2,00 enfants par femme, le taux de fécondité atteint 1,92 enfant par femme en 2016.

30,5 ans, âge moyen des femmes à la naissance des enfants

La baisse de la fécondité touche tous les classes d’âge et catégories de revenus. L’âge moyen des femmes à la naissance des enfants progresse, à raison de 0,1 an par année, pour atteindre 30,5 ans en 2016. S’agissant des femmes ayant déjà un enfant ou deux enfants, la probabilité d’en avoir un deuxième ou troisième est également plus faible qu’en 2014.

La baisse de la natalité suit en général la courbe des revenus : plus le revenu d’une famille est élevé, moins les femmes ont d’enfants. Ainsi, dans les foyers aisés, la maternité est plus tardive, vers 31 ans, alors que dans les milieux modestes, les femmes ont des enfants vers 28-29 ans.

Les femmes immigrées ont un taux de fécondité plus stable

Le taux de fécondité des femmes immigrées, en moyenne plus élevé que celui des femmes non-immigrées, reste stable depuis 2012 avec 2,73 enfants par femme.

Selon l’Insee, le décalage entre les deux taux s’explique en partie par l’effet de l’immigration, qui reporte les naissances après l’arrivée en France. Par ailleurs, le taux de fécondité des femmes immigrées dépend aussi de leur âge d’arrivée dans le pays d’accueil. Ainsi, les femmes ayant immigréImmigréPersonne née étrangère à l’étranger et entrée en France en cette qualité en vue de s’établir sur le territoire français. Un immigré peut, au cours de son séjour en France, avoir acquis la nationalité française. en France avant l’âge de 15 ans ont un taux de fécondité comparable à celui des femmes nées en France.

L’Insee nuance la contribution des femmes immigrées à la fécondité en France. Rapporté au taux de fécondité global en France en 2014, la contribution des femmes immigrées reste limitée à 0,1 enfant par femme. Malgré la baisse récente de la natalité, le France demeure le pays le plus fécond en Europe.

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