Discrimination à l’embauche : le rôle de l’apparence physique [20160225]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Discrimination à l’embauche : le rôle de l’apparence physique

le 25 02 2016

Le Défenseur des droits publie, en février 2016, les résultats du 9e baromètre conduit avec l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les expériences de discriminationDiscriminationDistinction entre individus ou groupes d’après certains caractères particuliers (sexe, origine...) aboutissant à une inégalité. liées à l’apparence physique dans l’accès à l’emploi.

L’apparence physique (style vestimentaire ou corpulence) prend une place importante dans les recrutements. Parmi les inconvénients pour être embauché, les cinq critères le plus souvent cités par les personnes interrogées ont trait à une singularité visible. Avoir un style non conforme aux codes de l’entreprise ou être obèse sont considérés comme les situations les plus pénalisantes. A l’inverse, avoir un physique attractif est vu comme un avantage. La minceur apparaît ainsi comme un atout lors d’un recrutement. 79% des répondants pensent que leur apparence physique a une influence sur le recruteur même si, dans la majorité des cas, ces personnes pensent que cette apparence n’est pas importante pour leur métier. Les femmes sont deux fois plus nombreuses à déclarer des discriminations liées à l’apparence physique. Les femmes obèses, par exemple, rapportent huit fois plus que les femmes sans surpoids avoir été discriminées à cause de leur apparence physique (les hommes obèses trois fois plus que les hommes sans surpoids). Pour les femmes, le style vestimentaire a également un effet spécifique. Les femmes ayant un style atypique rapportent huit fois plus que les autres avoir été discriminées à raison de leur apparence. La sanction sociale de l’apparence vestimentaire pèse plus fortement sur les femmes que sur les hommes.

Le critère de l’apparence physique fait partie des motifs de discrimination introduits par la loi du 16 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations en même temps que d’autres tels que l’âge, le patronyme ou l’orientation sexuelle. Ce critère est rarement invoqué dans les réclamations pour discriminations alors que les baromètres du Défenseur des droits et de l’OIT lui attribuent une place grandissante.

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