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Élection de l’Assemblée de Corse : les résultats du second tour

le 11 décembre 2017 Archives.

Le second tour de l’élection des conseillers à l’Assemblée de Corse s’est déroulé le 10 décembre 2017 afin d’élire les 63 membres de l’Assemblée de la nouvelle collectivité de Corse. Cette nouvelle collectivité unique va se substituer, au 1er janvier 2018, aux départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud ainsi qu’à la collectivité territorialeCollectivité territorialeStructure administrative, distincte de l’administration de l’État, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis. de Corse (CTC).

Les nationalistes en tête, une forte abstention

A l’issue du premier tour qui s‘est tenu le 3 décembre 2017, quatre listes de candidats se sont qualifiées pour le second tour.

D’après les résultats disponibles sur le site du MinistèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’intérieur, la liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), conduite par Gilles Simeoni, président sortant du Conseil exécutif, est arrivée en tête avec 56,46% des suffrages exprimés. Elle remporte 41 sièges à la nouvelle Assemblée.

Viennent ensuite :

  • la liste conduite par Jean-Martin Mondoloni (régionaliste de droite), qui obtient 18,29% des suffrages exprimés et 10 sièges ;
  • la liste conduite par Jean-Charles Orsucci (La République en marche), qui obtient 12,66% des suffrages exprimés et 6 sièges ;
  • la liste conduite par Valérie Bozzi (Les Républicains), qui obtient 12,59% des suffrages exprimés et 6 sièges.

Comme le premier tour, ce second tour est marqué par un fort taux d’abstentionAbstentionNon participation à un scrutin (47,45 % des inscrits).

Les échéances à venir

Les nouveaux élus doivent prendre leurs fonctions au 1er janvier 2018 et désigner ensuite un conseil exécutif, composé d’un président et de dix conseillers. Ces derniers doivent diriger l’action de l’Assemblée, dont le siège est fixé à Ajaccio.

L’Assemblée délibérante de la nouvelle collectivité unique va exercer les compétences habituellement attribuées aux départements et régions et reprendre les compétences spécifiques qui étaient dévolues à la CTC.

Parmi les revendications des nationalistes de Pè a Corsica, figure notamment un statut d’autonomie de plein exercice dans les trois années à venir pour la Corse, pour une mise en œuvre effective dans les dix ans.

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