Emploi : les CDD et l’intérim sont-ils encore un tremplin vers le CDI ? [20140922]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Emploi : les CDD et l’intérim sont-ils encore un tremplin vers le CDI ?

le 22 09 2014 Archives.

Une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée en septembre 2014 explique le paradoxe apparent selon lequel plus de neuf embauches sur dix se font aujourd’hui sous la forme de CDD ou de contrats d’intérim, alors que la part de ces formes particulières d’emploi dans l’emploi total s’est stabilisée au cours des années 2000.

Pour l’Insee, ces constats apparemment contradictoires s’expliquent par un raccourcissement de la durée des missions d’intérim (dont la durée moyenne est passée de plus d’un mois à un peu moins de deux semaines entre 1982 et 2011) et des CDD (dont la durée moyenne, d’environ cinq semaines, a également été divisée par trois entre 1982 et 2011), ce qui traduit un changement de leur mode d’utilisation. Le recours à ces contrats de plus en plus courts concerne principalement les salariés âgés de 15 à 24 ans, mais les plus de 55 ans sont de plus en plus touchés. Il s’intensifie dans certains métiers, où il tend à devenir la norme. Il se concentre notamment sur les emplois occupés par les ouvriers non qualifiés recrutés par le biais de l’intérim, ou ceux des professionnels des arts et du spectacle embauchés à l’aide de CDD d’usage. Ce nouveau type de CDD, créé par la loi du 12 juillet 1990, autorise la conclusion de CDD successifs avec le même salarié pour certaines activités considérées comme spécifiques (secteurs du spectacle et de l’audiovisuel, activités d’enquête et de sondage, etc.).

L’Insee conclut à un marché du travail en cours de rigidification. Les emplois stables et les emplois instables formeraient deux mondes séparés, les emplois instables tendant de moins en moins à constituer un tremplin vers l’emploi stable, mais plutôt une "trappe" pour ceux qui les occupent.

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