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Emploi : le début de carrière des diplômés de l’enseignement supérieur (2010-2013)

le 12 08 2015 Archives.

Quelles sont les conditions d’insertion professionnelle des jeunes trois ans après leur sortie de l’enseignement supérieur ? C’est une des questions auxquelles répond l’édition 2015 de "L’état des lieux de l’enseignement supérieur et de la recherche en France".

En 2013, les conditions d’insertion des jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2010 sont très disparates suivant le niveau atteint mais également suivant la filière et la spécialité de formation. Ces différences se sont accentuées depuis la crise économique de 2008 :

  • Près de 25% des jeunes sortis sans diplôme en 2010 de l’enseignement supérieur sont au chômage, contre 13% pour l’ensemble des sortants.
  • Au niveau bac +2, le taux de chômage varie suivant le diplôme (de 14% pour les BTS à 17% pour les DUT), mais surtout suivant la spécialité. Malgré la crise, le marché du travail reste plus favorable aux spécialités industrielles (taux de chômage moindre et conditions dans l’emploi plus favorables que dans les spécialités tertiaires).
  • Au niveau Licence, les diplômés des filières professionnelles bénéficient de meilleures conditions d’insertion que leurs homologues des filières générales : ils sont moins concernés par le chômage (10% contre 14%), sont mieux rémunérés et occupent en moyenne des emplois plus stables et plus qualifiés. Néanmoins, les diplômés d’un bac +2/+3 en santé social connaissent un taux de chômage encore bien moindre (2%), le caractère réglementaire des emplois visés les protège des aléas conjoncturels.
  • Au niveau Master, le taux de chômage s’échelonne de 3% pour les diplômés d’écoles d’ingénieurs à 12% pour les diplômés de Master 2. Au sein des Masters universitaires, il varie de 10% pour les spécialités scientifiques à 16% pour les spécialités en Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines.
  • Malgré la crise, le taux de chômage des docteurs n’a pas subi de dégradation. Il s’élève à 6%, mais varie de 2% pour les docteurs en santé à 10% pour les docteurs en Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines. Même si leur taux d’emploi stable est inférieur à la moyenne des sortants de l’enseignement supérieur du fait de la singularité des carrières dans la recherche, les conditions d’emploi des docteurs sont les plus favorables au regard du niveau des emplois occupés (96% de cadres) et les niveaux de rémunération (2 430 euros médians mensuels).

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