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Emplois publics : une mise en perspective internationale

le 10 02 2011 Archives.

Alors que la question du nombre de fonctionnaires fait l’objet de débats politiques récurrents, le Centre d’analyse stratégique (CAS) a publié le 8 février 2011 une étude sur l’évolution de l’emploi public en France, au regard des autres pays de l’OCDE. Pour permettre les comparaisons, le CAS a retenu pour « emploi public », les emplois financés sur ressources publiques (les fonctionnaires et contractuels des trois fonctions publiques), les emplois « sous-traités » (personnes des agences, des organismes de sécurité sociale) et les emplois financés par des « transferts en nature » (médecins libéraux).

En France, le niveau d’emploi dans les administrations publiques (centrales, territoriales, de sécurité sociale) apparaît en première analyse élevé au regard du nombre d’administrés. Cependant, il est assez proche de celui des pays anglo-saxons (Royaume-Uni) et très en deçà des ratios d’Europe du Nord (Danemark et Norvège). Autre constat, dans le domaine de l’éducation, le niveau d’emplois publics se situe globalement à un degré intermédiaire au regard de celui des principales économies étrangères. En revanche, le nombre d’enseignants stricto sensu, rapporté au nombre d’élèves ou d’étudiants, apparaît relativement faible en équivalent temps plein, en particulier aux niveaux du primaire et du supérieur.

Cette étude permet, in fine, d’évaluer la portée de l’actuel processus de restructuration de l’État : réduction des recrutements externes des titulaires civils de l’État à partir du début des années 2000, accentuation en 2003 avec le remplacement strict des départs à la retraite, puis, à partir de 2006, avec le remplacement d’un seul départ sur deux. Concernant cette question, le CAS indique que l’emploi s’est quasiment stabilisé depuis 2004 dans l’ensemble des administrations (centrales, locales et sociales), mais précise que la problématique de l’allocation des ressources humaines au sein de l’administration (formation et mobilité des personnels), est au moins aussi décisive que celle du niveau général de l’emploi pour gagner en efficacité de production publique.

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