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Enseignement : un système d’évaluation trompeur ?

le 16 09 2011 Archives.

Le Haut Conseil de l’éducation (HCE) a rendu public le 14 septembre 2011 son "Bilan des résultats de l’école" pour 2011 consacré cette année aux indicateurs relatifs aux acquis des élèves. Ces indicateurs ont été mis en place pour satisfaire aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui impose à l’éducation nationale de fournir chaque année au Parlement des indicateurs de performance.

Deux types d’indicateurs existent aujourd’hui : d’une part ceux qui évaluent les "compétences de base" en Français et en mathématiques à la fin du primaire et à la fin du collège et d’autre part les évaluations nationales passées par les élèves à la fin de chacun des paliers du cycle commun (fin de CE1, de CM2 et de 3ème). Or pour le Haut Conseil aucun de ces indicateurs ne donne une image correcte du niveau des élèves. Ils ne permettent pas, selon lui, de mesurer le degré de maîtrise du "socle commun de connaissances et de compétences" que la loi d’orientation pour l’avenir de l’école de 2005 demande à l’école de garantir à chaque élève. Il est notamment noté que parmi les connaissances de base du socle commun, une et demi, seulement, est évaluée sur les sept prévues. De plus le questionnaire soumis aux élèves est jugé inadapté, sa forme (questionnaire à choix multiples) ne permettant pas de mesurer certaines compétences en Français (expression orale et écrite) ou en mathématiques (construction de figures géométriques). Les différences de pratiques d’un lieu à l’autre rendent en outre les résultats peu exploitables.

Le Haut Conseil préconise l’abandon des méthodes actuelles et propose de confier l’élaboration et la mise en œuvre de nouvelles procédures à une agence indépendante du Ministère de l’éducation pour garantir le caractère incontestable des indicateurs obtenus, ainsi que leur compatibilité avec les évaluations internationales (émanant de l’OCDE ou de l’Union européenne). Cette analyse rejoint celle des principales organisations syndicales d’enseignant qui ont souvent fait état de leurs réserves vis-à-vis du système actuel d’évaluation et qui souhaitent sa suspension.

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