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Environnement : l’impact des modes de vie et de la consommation des ménages

le 31 10 2017

Le Commissariat général au développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. (CGEDD) publie un ensemble d’indicateurs pour évaluer les conséquences à long terme du mode de vie des ménages sur l’environnement.

Des ménages plus nombreux et plus petits

En 2012, la France compte 28,4 millions de ménages contre 19,9 millions en 1990. Les ménages composés de plus de trois personnes ne représentent plus qu’un tiers du total alors qu’ils étaient majoritaires en 1982. Cette évolution entraine une augmentation du nombre de logements, de déplacements et de la consommation courante.

L’empreinte carbone des ménages augmente de 13% entre 1995 et 2016 mais elle reste stable rapportée au nombre d’habitants.


Source : CGDD

Les dépenses de consommation finale ont triplé entre 1960 et 2016, passant de 5 281 euros par habitant par an à 17 074 euros par habitant.

Baisse de la consommation d’eau, hausse de la consommation d’énergie

La consommation journalière d’eau potable diminue sous l’effet cumulé de l’augmentation des prix et du développement d’équipements ménagers économiseurs d’eau.

En 2015, la consommation finale d’énergie du secteur résidentiel est en hausse de 10% par rapport à 1985. Néanmoins, cette consommation a tendance à baisser depuis 2002 (-9 %).

L’étude observe des disparités en fonction du type de consommation. La consommation de chauffage, premier usage d’énergie des ménages, baisse de 2% en trente ans. En revanche, les usages d’eau chaude sanitaire et les consommations d’énergie pour la cuisson progressent.

2014, retour à la hausse des émissions de CO2 des véhicules particuliers

Les émissions de CO2 dues aux véhicules des particuliers repartent à la hausse en 2014 après avoir connu une baisse entre 2003 et 2013. La part des ménages possédant au moins deux véhicules passe de 25% à 35% entre 1990 et 2014. A cette date, la France compte 31,5 millions de véhicules immatriculés.

La part des transports en commun augmente faiblement alors que l’utilisation du vélo reste marginale.

Moins de viandes, plus de produits bio

La viande représente 20% des dépenses d’alimentation contre un tiers en 1965. Les œufs, les produits laitiers, les fruits et les légumes concentrent la moitié des achats. La consommation de plats préparés et de boissons non alcoolisées est multipliée par 6 sur la période. Les bouteilles et emballages sont fortement générateurs de déchets ménagers et d’émissions polluantes. La distance parcourue jusqu’au consommateur intervient dans l’émission de gaz à effet de serre. Près de 47% de l’empreinte carbone provient des importations.

Le chiffre d’affaires de la filière bio (pour la consommation par les ménages) atteint 5,5 milliards d’euros. Il est multiplié par 2,7 depuis 2007.

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