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Essais nucléaires : les retombées radioactives en France

le 17 03 2009 Archives.

A l’occasion de la refonte de son site internet « Radioactivité dans l’environnement », l’Institut de recherche et de sûreté nucléaire (IRSN) propose une série de fiches présentant les conséquences des retombées radioactives provoquées par les essais nucléaires atmosphériques menées par les grandes puissances (Etats-Unis, Union soviétique, Royaume-Uni, France, Chine) entre 1945 et 1980.

Selon l’IRSN, la plupart de ces explosions ont été réalisées dans l’hémisphère Nord, où se sont déposées 75% des retombées radioactives générées. La circulation des masses d’air a concentré les dépôts dans les régions tempérées, notamment dans la bande comprise entre le 40e et le 50e degré de latitude, où se trouve la France. Les régions à forte pluviométrie (montagne) ont été les plus touchées. Si l’activité des éléments à durée de vie courte - les plus largement émis - a aujourd’hui disparu, celle des éléments à durée de vie moyenne (30 ans) a été transférée à toutes les composantes de l’environnement (air, eau, sols), contaminant l’ensemble de la chaîne alimentaire. La génération la plus exposée aux retombées des essais atmosphériques est celle des enfants nés en 1961.

Entre 1945 et 1980, 2 400 essais nucléaires, dont 543 essais atmosphériques, ont été réalisés. A partir de 1961, les tirs souterrains remplacent progressivement les explosions aériennes. Le dernier tir atmosphérique a eu lieu en Chine le 18 octobre 1980. La France a développé à partir de 1961 un réseau de surveillance de la radioactivité dans l’environnement, constitutif aujourd’hui de l’IRSN. Elle a procédé à ses derniers essais nucléaires souterrains en Polynésie française en janvier 1996.

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