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Etablissements psychiatriques : mieux prévenir les violences

le 3 06 2011 Archives.

Alors que les députés examinent un projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. controversé sur la réforme de l’hospitalisation d’office, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) vient de publier un rapport visant à mieux prévenir la survenue d’évènements graves (homicides, agressions ou fugues) à l’intérieur des établissements psychiatriques. Selon l’IGAS, certains dysfonctionnements faciliteraient le passage à l’acte. L’hôpital n’aurait pas su s’adapter aux effets de la sectorisation psychiatrique lancée à partir des années 1960 : la grande majorité des malades mentaux (86%) sont aujourd’hui suivis en ambulatoire (c’est-à-dire sans qu’il soit besoin d’hospitaliser le patient), les établissements psychiatriques accueillant en priorité un nombre croissant de personnes hospitalisées sans leur consentement (80% du total des patients hospitalisés en 2009) et des malades en crise.

L’IGAS identifie plusieurs types de dysfonctionnements :

  • certains mauvais usages hospitaliers, à savoir "le confinement" dans des espaces étroits de personnes de tous âges présentant des pathologies diverses, "la négation de la vie privée" (chambres communes) aggravée par l’absence quasi totale de distractions, "l’utilisation abusive des chambres d’isolement",
  • l’aménagement (accès peu surveillés) et la configuration des locaux,
  • l’absence de formation des infirmiers à la prévention et à la gestion des situations d’agressivité en psychiatrie.

Les propositions formulées visent à corriger ces éléments. L’IGAS recommande en priorité :

  • de créer de véritables sas d’entrée et d’utiliser des badges électroniques,
  • d’équiper les personnels d’un dispositif d’alarme pour travailleur isolé,
  • de mettre en place des moyens de distraction des malades hospitalisés,
  • de remplacer les chambres collectives par des chambres individuelles, de créer les infrastructures de pédopsychiatrie qui manquent dans certains territoires et de reconstruire les locaux dégradés avec des principes architecturaux qui concilient les besoins en matière de thérapie et de sécurité.

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