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État de l’Internet en France : l’Arcep publie son deuxième rapport

le 7 juin 2018

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier son deuxième rapport sur l’état de l’Internet en France. Ce rapport, remis au ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat., se présente sous la forme d’un "bilan de santé" portant sur les différentes composantes des réseaux Internet fixes et mobiles : qualité de service, interconnexion, progression du protocole l’IPv6, neutralité du net et ouverture des terminaux. La question de la mesure de la qualité de service est un point important de ce bilan.

Un manque d’outils fiables pour mesurer la qualité de service des offres Internet fixe

L’Arcep constate que les comparateurs existants pour mesurer le débit des connexions internet fixe manquent de fiabilité. Ces outils n’éclairent pas bien les consommateurs et les informations brutes qu’ils fournissent peuvent les induire en erreur.

Ce flou résulte du grand nombre de variables prises en compte (navigateur utilisé, connexion Ethernet/Wifi, etc.). En outre, les classements par débits opérés par les observatoires de la qualité ne différencient pas les technologies utilisées (ADSL, fibre et câble) par les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Au contraire, ils les agrègent ce qui biaise les résultats. Les opérateurs ne manquent pas d’ailleurs d’utiliser ces classements pour leur publicité, en choisissant les seules données qui leur sont favorables.

Les chantiers lancés par l’Arcep

Afin d’améliorer la mesure de la qualité de l’accès à l’Internet fixe, l’Arcep a initié une démarche de co-construction avec des sociétés qui développent des outils de mesure, des FAI (Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free), des acteurs académiques et de recherche, l’UFC Que-Choisir et l’Institut national de la consommation (INC).

Trois chantiers sont déjà lancés :

  • la mise en place "d’une carte d’identité de l’accès fixe". Il s’agit d’une API (interface de programmation) dédiée à la collecte des données qui serait incorporée dans les box des opérateurs ;
  • la rédaction d’ici fin 2018 d’un code de conduite destiné aux comparateurs et aux observatoires de la qualité de service ;
  • la publication de recommandations de mesures sur lesquelles tous les acteurs pourront s’appuyer (durée d’un test de débit, etc.)

L’Arcep entend inciter les opérateurs à se différencier non plus seulement par les prix mais aussi par la qualité de service.

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