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Étudiants étrangers : leur profil et leur parcours entre 2002 et 2016

le 10 07 2017

Une étude statistique relative aux étudiants étrangers arrivés en France entre 2002 et 2016 a été publiée par le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’intérieur, le 30 juin 2017. En quatorze ans, le nombre des étudiants non-européens a augmenté et leur comportement a changé.

Une hausse des étrangers venus étudier en France, principalement d’Afrique et d’Asie

Entre 2002 et 2016, le nombre de premiers titres de séjour délivrés à des étudiants non-européens est passé de 55 000 à 70 430, soit le plus haut niveau enregistré.

Cette augmentation n’est cependant pas linéaire. Jusqu’en 2006, les titres délivrés ont diminué, en raison essentiellement de la sortie des statistiques des étudiants originaires des douze pays entrés dans l’Union européenne en 2004 et 2007.

En 2016, 35% des primo-titres de séjour délivrés l’ont été pour motif "étudiant" (contre 24% en 2006 et 30% en 2012).

Ces titres ont bénéficié principalement aux jeunes originaires d’Afrique et d’Asie. Ainsi, quatre étrangers venus étudier en France sur dix proviennent du continent africain (essentiellement du Maghreb) et trois sur dix d’Asie (dont plus de 40% de Chine).

Sur cet ensemble, les étudiantes sont devenues majoritaires. Elles sont passées de 46% en 2002 à 54% en 2012 pour s’établir à 52% en 2015.

Des étudiants qui repartent ou changent de statut plus rapidement

Les étudiants arrivés récemment en France restent moins longtemps sous le statut "étudiant" que ceux entrés au début des années 2000. Avant 2010, près de 60% des étudiants poursuivaient leur scolarité un an après leur arrivée. Depuis, ils ne sont plus que 55% environ.

Ces chiffres s’expliquent essentiellement par des sorties du territoire plus précoces. Les étudiants étrangers quittant la France après un an de séjour sont de plus en plus nombreux (41% en 2015). Après deux ans de séjour, le mouvement s’accélère avec plus de la moitié des étudiants toutes nationalités confondues qui repartent.

Par ailleurs, les étudiants qui restent en France demandent plus fréquemment et plus vite un titre de séjour pour motif économique après leur titre de séjour "étudiant". Ainsi après deux ans, 7% des étrangers arrivés en tant qu’étudiant en 2013 ont eu une carte de séjour pour travailler (contre 2% en 2002).

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