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Europe : le discours sur l’état de l’Union de Jean-Claude Juncker

le 15 09 2017

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a prononcé, le 13 septembre 2017 à Strasbourg, son discours sur l’état de l’Union européenne. L’exercice du discours annuel permet à la Commission de présenter le bilan de son action ainsi que d’esquisser ses projets. Ce moment solennel, inspiré du modèle américain, a été instauré par le traité de Lisbonne. José Manuel Barroso a été le premier à se plier à cet exercice en 2010.

Renouer avec l’optimisme

Cette année, Jean-Claude Juncker a prôné un optimisme prudent en vue de "bâtir une Europe plus unie, plus forte et plus démocratique".

Sans exclure l’hypothèse de futures crises, Jean-Claude Juncker souhaite que l’UE maintienne "le cap" et se fixe des objectifs ambitieux comme accompagner la croissance et la baisse du chômage, parachever l’union de l’énergie, de la sécurité, du numérique, des marchés des capitaux ou des banques.

Pour cela, cinq pistes de travail sont annoncées pour les seize derniers mois de la "Commission Juncker" : renforcer la politique commerciale de l’UE, rendre plus compétitive son industrie, lutter contre le réchauffement climatique, mieux se parer contre les cyberattaques, et ne pas relâcher les efforts en matière migratoire.

Des évolutions institutionnelles

Dans la perspective des élections européennes de 2019, Jean-Claude Juncker a affirmé :"Au cours des prochains mois, nous devrions associer les parlements nationaux et la société civile au niveau national, régional et local aux travaux sur l’avenir de l’Europe", soutenant l’initiative du président Emmanuel Macron d’organiser en 2018 des "conventions démocratiques dans toute l’Europe".

Il s’est par ailleurs prononcé en faveur de la création de listes transnationales, ce qui rendrait "les élections au Parlement européenParlement européenInstitution de l’Union européenne représentant les citoyens des États membres plus européennes et plus démocratiques". Jean-Claude Juncker a prôné également une présidence unique de l’Union européenne, qui chapeauterait les travaux de la Commission et du Conseil.

Pour répondre aux inquiétudes et oppositions suscitées par les traités de libre échange signés avec les États-Unis et le Canada (Tafta et Ceta), il s’est prononcé pour une transparence accrue des futurs processus de négociation.

S’agissant du Brexit, Jean-Claude Juncker a proposé qu’un sommet européen soit organisé en Roumanie (qui présidera alors le Conseil de l’UE), juste après le retrait du Royaume-Uni qui aura lieu le 30 mars 2019.

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