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Fipronil : faible risque sanitaire selon l’Anses

le 23 08 2017

A la suite de la contamination d’œufs et de viandes de volaille par le Fipronil, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié deux notes pour évaluer les risques sanitaires liés à l’éventuelle consommation de ces produits.

Qu’est-ce que le Fipronil ?

Le Fipronil est un insecticide et un acaricide interdit dans les élevages. Il a été utilisé frauduleusement dans des exploitations aux Pays-Bas et en Belgique.

Le Fipronil a une toxicité modérée après une exposition unique par voie orale, cutanée ou inhalation. Le risque n’est pas exclu en cas de dépassements des niveaux de consommation maximale. Il reste faible compte tenu des concentrations observées à ce jour. Le Fipronil n’est pas considéré comme génotoxique, cancérogène ou toxique pour la reproduction mais il est neurotoxique pour toutes les espèces testées.

Risque modéré pour les œufs et quasi-nul pour la viande

Dans une note du 10 août, l’Anses a identifié la quantité maximale d’œufs pouvant être consommée en une seule fois sans s’exposer à un risque aigu en retenant une concentration élevée du produit (1,2 mg par kg d’œuf). Pour un adulte, cette quantité est de 10 œufs par jour. Elle est d’un œuf par jour pour les enfants de 1 à 3 ans.

Pour la viande de volaille, des analyses réalisées au niveau européen font état d’une concentration de Fipronil proche de 0,175 mg par kg de muscle sur des poules pondeuses. L’Anses estime que le seuil de dangerosité ne peut être atteint pour un enfant qu’après en avoir consommé plus d’un kilo en un seul repas.

Ovoproduits et produits transformés : fixation d’un seuil maximal de consommation

La note du 18 août concerne les produits à base d’œufs ("ovoproduits") et autres produits transformés, tels que les pâtes, biscuits, pâtisseries, pizzas ou sandwiches. Elle estime que la limite (limite maximale de résidu : LMR) à ne pas dépasser pour les produits transformés à base d’oeufs est de 0,23 mg par kg d’aliments. Pour les ovoproduits, la limite est identique à celle des œufs : 0,43 mg/kg. L’Anses recommande de retirer les produits qui dépasseraient ces seuils.

Sur la base de ces conclusions, le MinistèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’agriculture a publié, le 18 août, une première liste de produits retirés du marché.

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