Gouvernance de la donnée : premier rapport de l’administrateur général [20160127]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Gouvernance de la donnée : premier rapport de l’administrateur général

le 27 01 2016

Chargé par le Premier ministre de remettre chaque année un rapport sur la gouvernance de la donnée, permettant de mesurer les progrès réalisés dans la qualité, la circulation et l’utilisation des données de l’État, l’Administrateur général des données (AGD) a publié son premier rapport le 21 janvier 2016.

Le rapport analyse le rôle des données dans l’action publique. L’État produit des données depuis longtemps, notamment à travers des organismes, tels que l’Insee, l’Institut d’études démographiques (INED) ou l’Institut de l’information géographique et forestière (IGN). Il utilise aussi des données à tous les stades de l’action publique (diagnostic, programmation, mise en œuvre et évaluation, etc.). Aujourd’hui, de nouvelles possibilités sont ouvertes avec la révolution numérique : les datasciences peuvent assister l’administration dans la prise de décision, l’open data peut créer de la valeur économique, la production de données en mode collaboratif permet d’améliorer la qualité des données, etc. Néanmoins, selon l’AGD, l’État n’est pas encore prêt pour saisir tout le potentiel des données numériques. Il souligne plusieurs blocages empêchant une exploitation efficace des données. Pour y remédier, le rapport recommande notamment :

  • d’ancrer la stratégie de la donnée sur des pratiques réelles, en partant des besoins des utilisateurs pour résoudre des problèmes concrets, mesurables, à l’image de ce qui a été fait pour Open fisca (développement de modèles de simulation) ou de France Connect (pour simplifier les relations de l’usager avec l’administration).
  • de lancer, dès 2016, un projet de cartographie collaborative des données ouvert à toutes les administrations.
  • de mettre en place "de nouvelles règles d’audit des projets informatiques de l’État" et garantir l’accès de tous les ministères aux ressources leur permettant de tester concrètement le potentiel des datasciences.
  • de décloisonner les administrations et de faciliter les collaborations entre elles.
  • d’élaborer, en lien avec le Conseil d’État, une doctrine interministérielle relative aux secrets légaux (secret de la statistique, secret défense, secret médical…) et à la protection des données personnelles afin de faciliter les échanges de données entre les structures.

Le décret du 16 septembre 2014 a institué un Administrateur général des données, placé sous l’autorité du Premier ministre, au sein du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP).

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