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Inégalité femmes hommes : des stéréotypes encore vivaces

le 6 03 2015 Archives.

A l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars, la Drees publie les résultats 2014 du baromètre d’opinion sur les stéréotypes sur la place des femmes et des hommes. Ils sont complétés par ceux de l’enquête de conjoncture menée auprès des ménages par l’Insee.

Malgré des progrès, les stéréotypes de genre sont tenaces. Ces "représentations schématiques et globalisantes sur ce que sont et ne sont pas les filles et les garçons, les femmes et les hommes" sont étudiées selon quatre aspects :

  • le rapport des femmes au marché du travail. En 2014, 21% des personnes interrogées sont plutôt d’accord pour dire que "dans l’idéal, les femmes devraient rester à la maison pour élever leurs enfants". Si cette opinion est en forte diminution (-12 points depuis 2008), 41% des sondés considèrent toujours que, pour une femme, la vie professionnelle est moins importante que la famille. Parmi les salariés en emploi, huit répondants sur dix se disent indifférents au fait d’avoir une femme ou un homme pour chef.
  • le rôle dévolu aux femmes dans les soins apportés aux autres ou dans l’éducation des enfants. Pour cet aspect, les conceptions stéréotypées sont les plus vivaces : pour la moitié des enquêtés, les mères savent mieux répondre aux attentes des enfants que les pères. Cette opinion est d’ailleurs perceptible dans les pratiques puisque les mères passent chaque jour une demi-heure de plus que les pères à s’occuper de leurs enfants. Ce sont aussi principalement les femmes qui aident les personnes âgées dépendantes.
  • l’éducation différenciée selon les sexes. Neuf sondés sur dix défendent une éducation similaire pour les garçons et les filles mais 45% d’entre eux considèrent que certains sports conviennent mieux aux filles qu’aux garçons.
  • l’idée selon laquelle les femmes et les hommes ont des compétences innées différentes. 42% des enquêtés pensent que les garçons sont par nature plus turbulents mais ils ne sont que 16% à déclarer que les hommes ont un cerveau plus apte que les femmes au raisonnement mathématique.

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