Jeunes délinquants : une réponse pénale pour 77% des affaires traitées par les parquets [20161129]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Jeunes délinquants : une réponse pénale pour 77% des affaires traitées par les parquets

le 29 11 2016

Dans son ouvrage "France, portrait social" paru le 22 novembre 2016, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) consacre une enquête à la délinquance des jeunes. Cette étude s’intéresse aux jeunes de 10 à 24 ans placés entre les mains de la justice.

En 2014, 5,2% de la classe d’âge des 10-24 ans ont été impliqués comme auteurs présumés dans une affaire pénale traitée par les parquets. La jeunesse est la période de la vie où la délinquance est la plus fréquente. Ainsi, 36% des auteurs présumés d’infractions ont entre 10 et 24 ans, alors que cette classe d’âge représente seulement 21% de la population. La part des jeunes ayant affaire à la justice (essentiellement des garçons) augmente avec l’âge. Elle s’élève à 0,3% autour de 10 ans, 2,3% pour les 13 ans, 6,3% pour les 16 ans, puis 8,3% entre 18 et 20 ans, avant de se réduire lentement à 6,6% à 24 ans.

Les premiers groupes d’infractions impliquant les jeunes concernent les vols et recels (25%) et les affaires de stupéfiants (17%). Viennent ensuite les violences volontaires (15%), les infractions à la circulation routière (15%) et enfin les destructions et dégradations (7%). Pour chaque type d’infractions, le nombre d’auteurs présumés culmine à un âge qui lui est propre. Ainsi, les atteintes sexuelles atteignent un pic à 14 ans, alors que les vols, violences et dégradations sont plus nombreux à 16 ans, les affaires de stupéfiants à 18 ans et les infractions routières à 22 ans.

Sur l’ensemble des cas traités par les parquets, 483 000 jeunes ont reçu une réponse pénale en 2014, soit 77%. Parmi eux, 63% des mineurs et 44% des jeunes majeurs ont bénéficié d’une mesure alternative aux poursuites (majoritairement d’un rappel à la loi) ou d’une composition pénale. Au final, 37% des mineurs et 56% des majeurs ont fait l’objet de poursuites. Celles-ci ont donné lieu plus fréquemment à des peines de prison pour les majeurs. La réponse pénale, comme la part de la délinquance juvénile, évolue donc avec l’âge.

Au total, un homme sur cinq des générations nées en 1986 et 1987 a été condamné au moins une fois pour des faits commis avant ses 25 ans.

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