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Jeux d’argent : une évaluation des pratiques

le 21 09 2011 Archives.

L’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a réalisé une enquête sur les pratiques de jeux de hasard et d’argent afin de fournir une première quantification du phénomène.

Au sein de la population générale, près d’une personne sur deux âgée de 18 à 75 ans déclare avoir joué de l’argent au moins une fois au cours des 12 mois précédents. Parmi ces joueurs, un joueur sur cinq joue au moins 52 fois dans l’année et un sur dix dépense plus de 500 euros. Ce sont les joueurs "actifs". Les jeux pratiqués sont d’abord les jeux de tirage et de grattage qui ne nécessitent aucun apprentissage, viennent ensuite les paris hippiques du Pari mutuel urbain (PMU), le Rapido et les paris sportifs. Ces résultats sont cependant à nuancer car l’enquête a été menée avant l’autorisation des jeux sur Internet (paris et poker en ligne). L’Office identifie, dans la population de joueurs actifs, des joueurs "excessifs", dont le nombre est évalué à 200 000, et des joueurs "à risque modéré" (400 000). Ces joueurs sont le plus souvent des hommes, ils se caractérisent par une précarité financière et un faible niveau d’études, ils consomment davantage d’alcool, de tabac et de cannabis que les joueurs actifs, enfin ils pratiquent une large gamme de jeux et près de la moitié dépensent plus de 1 500 euros par an dans les jeux. Pour ces joueurs, l’Office parle de jeu problématique.

En dehors du périmètre des jeux sur internet, le secteur des jeux en France est partagé entre trois grands opérateurs : la Française des jeux (jeux de tirage, de grattage et paris sportifs) avec 28 millions de joueurs en 2010, le PMU (paris sur les courses de chevaux) avec 6,5 millions de joueurs en 2009 et 197 casinos (jeux de table et machines à sous) qui ont reçu plus de 37 millions de visiteurs en 2008.

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