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Jeux olympiques de Paris 2024 : comment éviter les retards et les surcoûts ?

le 13 avril 2018

Quels sont les risques de non-respect des coûts et des délais dans la préparation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ? Pour évaluer ces risques, l’État a commandé un rapport aux inspections générales des Finances (IGF) et de la Jeunesse et des Sports (IGJS) et au Conseil général de l’environnement et du développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. (CGEDD) qui a été rendu public le 30 mars 2018.

La sécurisation des délais, facteur de maîtrise des coûts

Le budget s’élève à 6,8 milliards d’euros. Selon le rapport, le dépassement du budget pourrait être inférieur à 200 millions d’euros (au lieu de 500 millions) si les mesures d’économies proposées étaient adoptées. Le risque principal réside toutefois dans le non-respect des délais de livraison d’équipements indispensables aux Jeux.

Trois dossiers en Seine-Saint-Denis retiennent l’attention du rapport.

  • La réalisation de la partie du village olympique, située sur Saint‐Ouen et Saint‐Denis, est prévue dans un délai de six ans, alors que l’opération prendrait une dizaine d’années “dans des conditions habituelles”. La mission évoque l’absence de solution de relogement identifiée pour le foyer de travailleurs migrants de Association pour le développement des foyers (ADEF) et pour le lycée Marcel Cachin, la présence dans le périmètre du village d’un important ouvrage technique du Grand Paris Express et, surtout, un aléa important dû à la sensibilité archéologique d’une partie du site.
  • A Dugny-Le Bourget, où doit être construit le village des médias, un stand de tir, des pavillons de badminton et de volley-ball, la mission propose de diviser son dimensionnement par trois, à environ 500 logements, pour des économies à hauteur de 80 millions d’euros.
  • Pour le centre aquatique olympique de la Plaine Saulnier (face au Stade de France), dont le surcoût est estimé à 170 millions d’euros, le rapport évoque une relocalisation ou une construction temporaire.

Les infrastructures de transport et une gouvernance à revoir

Le rapport attire l’attention sur l’articulation entre les opérations liées à l’accueil des Jeux et les grands projets d’infrastructures de transport, comme l’aménagement des voies olympiques et paralympiques, qui doit être défini, et la réalisation des lignes de métro du Grand Paris Express.

Il souligne également l’importance de modifier les principes de gouvernance et de maîtrise d’ouvrage des opérations liées aux Jeux. La présence de 27 maîtres d’ouvrage est un élément de la complexité de la gouvernance d’ensemble des opérations liées à l’accueil des Jeux.

Les diverses parties prenantes (Comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques, État, collectivités territoriales, société de livraison des ouvrages olympiques) ont jusqu’à mi-juin 2018 pour proposer au Comité international olympique une version révisée du dossier d’organisation des Jeux de Paris 2024.

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