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Logement : l’accession à la propriété des ménages modestes

le 7 06 2012 Archives.

Une étude de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) publiée en mai 2012 analyse l’impact des politiques publiques mises en œuvre depuis le début des années 1990 en matière de soutien des ménages à l’accession à la propriété. L’étude montre que les ménages pauvres et modestes accèdent à la propriété de manière relativement importante, comparativement au taux d’accès des autres catégories d’accédants.

L’accession à la propriété des ménages pauvres et modestes est particulièrement influencée par le nombre de prêts à taux zéro (PTZ) accordés. Après avoir nettement diminué entre 2000 et 2004 (période de réduction des engagements budgétaires de l’Etat en la matière), le nombre d’accédants pauvres et modestes s’est ensuite redressé en 2005 avec l’ouverture du PTZ à l’habitat ancien sans travaux. Les dispositions du Plan de relance (doublement du PTZ) ont permis de préserver ces niveaux élevés durant la crise économique et financière internationale : en 2008 et 2009, ces ménages représentaient environ 20% du total de l’accession. Ce taux est resté identique en 2010, malgré la hausse des prix de l’immobilier.

Toutefois, en dépit de ce dispositif d’aide, l’effort consenti par ces ménages reste important. Les coûts et charges de l’accession à la propriété sont bien plus élevés pour les ménages pauvres et modestes : en 2010, ils représentent 6,9 années de revenus pour les ménages modestes (7,9 années pour les ménages pauvres) contre 5,2 années pour les ménages moyens et aisés. Avec un endettement proportionnellement plus élevé, les ménages modestes et pauvres recourent à des crédits d’une durée plus longue. En 2010, leur taux d’effort atteint ainsi 37% pour les ménages modestes et 41,4% pour les ménages pauvres, contre 31% pour les autres catégories de ménages.

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