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Mal-logement : 1,4 million de logements suroccupés

le 17 07 2013 Archives.

A partir des résultats du recensement de 2010, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie une étude sur la suroccupation des logements. Selon la définition de l’Insee "la suroccupation des logements peut s’apprécier selon le nombre de pièces ou selon la surface par personne. Dans le premier cas, on apprécie le degré d’intimité dont disposent les occupants du logement, dans le second, l’espace disponible. Le recensement de la population se fonde sur le nombre de pièces."

Un logement est réputé occupé de façon correcte quand il est composé d’au moins une pièce de séjour, d’une pièce pour chaque couple, d’une pièce pour chaque autre adulte, d’une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans et d’une pièce par enfant sinon. Ces conditions ne sont pas respectées pour 1,4 million de logements qui sont ainsi considérés suroccupés. 5,1 millions de personnes, soit 7,2% des ménages, habitent un logement suroccupé. Si la tendance est à la baisse par rapport à 1999, le phénomène reste fort dans les grandes villes. En Ile-de-France, 18% des ménages sont concernés, la proportion augmente au-delà de 25% à Paris et en Seine-Saint-Denis. La suroccupation progresse avec la taille des ménages en raison de l’inadaptation de l’offre de logements aux besoins des familles nombreuses. Près de la moitié des ménages en logement suroccupé sont des ménages de cinq personnes ou plus.

La notion de mal-logement recouvre un ensemble de difficultés diverses rencontrées par les ménages pour se loger. Cinq dimensions majeures ont été identifiées : l’absence de logement, les difficultés d’accès au logement, le manque de confort et l’insalubrité, les difficultés de maintien dans le logement, la mobilité difficile voire l’assignation à résidence.

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