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Médicaments génériques : un état des lieux

le 21 02 2012 Archives.

Dans une note du 17 février 2012, l’Académie nationale de médecine fait un bilan de l’utilisation des médicaments génériques en France. Un tel médicament contient un principe actif équivalent à celui d’un médicament de marque (le "médicament princeps"). Il peut être produit dès lors que le brevet portant sur la marque est tombé dans le domaine public. En principe, son prix de vente doit être inférieur à celui du médicament d’origine, du fait de l’absence de frais de recherche ou de développement. La promotion des médicaments génériques est mise en avant par les pouvoirs publics pour aider à la maîtrise des dépenses de santé.

Le développement de l’usage des médicaments génériques reste assez modéré en France, leur part de marché est passé de 5,4% en 2000 à 22,6% en 2009. Selon l’Académie de médecine, ils sont en moyenne 26% moins chers que les médicaments d’origine, ce qui représente un fort potentiel d’économies pour l’assurance maladie. L’Académie nationale de médecine fait état des difficultés de substitution qui existent s’agissant de certaines catégories de médicaments (antiépileptiques, anti-coagulants, hypoglycémiants et certains médicaments à visée cardiologique). Il a également été constaté, dans le cas de certains génériques d’antibiotiques, une moindre efficacité et un délai d’action plus long. Enfin, les règles de bonnes pratiques dans la fabrication des médicaments génériques sont très coûteuses et certains fabricants n’hésitent pas à les contourner, notamment dans le cas de délocalisations à l’étranger ou d’appel à la sous-traitance.

Face à ce constat, l’Académie de médecine préconise une application renforcée des contrôles de qualité avec une particulière attention pour les produits importés et l’application des mêmes règles de pharmacovigilance et pharmacoépidémiologie (évaluation de l’efficacité et de la balance bénéfice-risque) que pour les médicaments de référence. Elle recommande également la mise en place d’une pédagogie "appropriée" afin de contrer les éventuelles réticences du public (patients, médecins, pharmaciens), le rapprochement entre la présentation du générique et celle du médicament princeps, ainsi que la détermination d’une liste de principes actifs devant impérativement être fabriqués en France pour se prémunir contre toute rupture d’approvisionnement.

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