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Métropole du Grand Paris : les propositions de Roland Castro

le 4 octobre 2018

Le rapport de l’architecte-urbaniste Roland Castro “Du Grand Paris à Paris en Grand” a été remis au président de la République et rendu public le 25 septembre 2018. Augmenté des contributions de 27 élus, architectes, artistes ou promoteurs, le rapport invite à s’extraire de la question du périmètre du futur Grand Paris et des questions de gouvernance.

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L’histoire urbaine de Paris : quel diagnostic ?

La ville porte l’empreinte du mur des Fermiers généraux (1841–1844), du baron Haussmann et de la IIIe République. Pour Roland Castro, le premier véritable plan d’aménagement de la région parisienne date du plan de l’architecte Henri Prost de 1934 et, selon l’auteur, il ne s’est rien fait d’intelligent depuis. A la “catastrophe urbaine du XXe siècle” (construction de la cité des 4 000 en 1956 ou suppression du département de la Seine en 1968), succède une renaissance du Grand Paris à partir des années 1980 (Banlieues 89 en 1983).

“Le diagnostic urbain du Grand Paris, c’est un très grand discord entre les beaux tissus continus de la ville intramuros et de l’Ouest grand-parisien et la manière hachée, zonée, découpée, anti-urbaine avec laquelle ont été fabriquées les autres périphéries.”

Vers un Paris en grand

Différentes urgences (climatique, environnementale, sociale, sociétale) ainsi que des opportunités (Grand Paris Express, Jeux olympiques et paralympiques de 2024, Brexit) se conjuguent pour une relance du Grand Paris en ce début de XXIe siècle.

Le rapport décrit ce que serait une ville-monde composée de 3001 villages et de plus de 60 ports marchands ou de plaisance sur les 110 km de Seine, s’étendant d’Évry à Poissy. Une ville remodelée, dézonée et embellie (“Plus c’est moche, moins on vote”) verrait s’installer les ministères en banlieueBanlieueTerritoire autour d’une ville (à l’origine situé à une lieue autour de la ville). : les Affaires étrangères à Roissy (Val-d’Oise) ou l’Intérieur à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

La construction en commun de la métropole implique l’État, les communes et la société civile.

  • A l’État reviendrait par exemple l’élaboration d’un plan d’exposition au bruit, la prévention des inondations ou la gestion de l’occupation commerçante et artisanale des rez-de-chaussée ;
  • Aux communes les regroupements par projets, pour fabriquer un Paris en grand “qui a du sens” (par le regroupement des sept communes du Parc de la Courneuve ou des communes de l’autoroute A86, notamment) ;
  • A la société civile la mise en place, entre autres, de structures éphémères de mobilier urbain. Le “pari du beau” résiderait, notamment, dans l’extension des jardins partagés ou le développement d’un commerce moderne participatif.

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