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Migrants en Méditerranée : le plan d’action de la Commission européenne

le 22 05 2015 Archives.

La Commission européenne a présenté le 13 mai 2015 un plan d’action pour l’immigration et l’asile destiné à répondre à la crise des migrants naufragés en mer Méditerranée. Cet "agenda européen" doit être discuté par les ministres de l’intérieur de l’Union européenne (UE), puis soumis aux chefs d’État et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale., au mois de juin 2015.

Le plan d’action associe mesures immédiates et orientations à plus long terme de la politique migratoire de l’UE. Les mesures immédiates consistent à :

  • Renforcer les moyens de surveillance des frontières extérieures de l’UE et de sauvetage en Méditerranée en triplant, en 2015 et 2016, les moyens et ressources des missions Triton (en Italie) et Poséidon (en Grèce) de l’agence Frontex.
  • Déroger à la règle qui impose la prise en charge des demandeurs d’asile dans le pays d’arrivée. Il s’agit, en cas d’afflux massifs de migrants, de partager les demandes d’asile entre les États membres par l’instauration de quotas.
  • Accueillir 20 000 candidats à l’asile non encore présents sur le sol européen avec un financement spécifique supplémentaire de 50 millions euros pour 2015 et 2016.
  • Envisager une opération en Méditerranée pour démanteler les réseaux de passeurs et lutter contre le trafic de migrants, dans le respect du droit international (ONU).

A plus long terme, la Commission propose de :

  • Réduire les incitations à l’immigration irrégulière, notamment en détachant des officiers de liaison "Migration" européens auprès des délégations de l’UE dans les pays tiers, en renforçant le rôle de l’agence Frontex en matière de retour, en développant la coopération au développement et l’aide humanitaire, etc.
  • Mettre en oeuvre une politique commune "solide" en matière d’asile, notamment en encourageant les États membres à procéder systématiquement à l’identification des migrants et au relevé de leurs empreintes digitales.
  • Définir une nouvelle politique d’immigration légale, notamment en rénovant le régime de la carte bleue européenne des travailleurs hautement qualifiés et en facilitant l’envoi de fonds vers les pays d’origine des migrants.

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