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Patients en fin de vie : les décisions médicales en 2010

le 5 12 2012 Archives.

Quelles sont les décisions prises par les médecins face à des patients en fin de vie ? L’Institut national des études démographiques (Ined), dans une étude publiée le 3 décembre 2012, dresse un panorama des pratiques du corps médical en 2010, cinq ans après l’adoption de la loi Léonetti.

Selon l’Ined, pour près d’un décès sur deux (48%), le médecin a pris consciemment une décision médicale susceptible d’abréger la vie du patient : il l’a le plus souvent fait sans intention de hâter la survenue de la mort (45%) et, beaucoup plus rarement (3%) pour mettre délibérément fin à la vie de la personne ("euthanasie active"). Les autres décisions médicales ont été prises soit dans l’objectif de tout mettre en oeuvre pour éviter la survenue de la mort (12%), soit sans considérer que cela pouvait hâter la mort (23%). Enfin, 17% des décès sont "soudains et inattendus", ce qui exclut toute possibilité d’intervention médicale. Dans 9 cas sur 10, la décision médicale est collective, prise en accord l’équipe médicale, la famille, une personne de confiance, etc.

Sans légaliser l’euthanasie, la loi du 22 avril 2005 reconnaît le droit pour le patient de refuser un traitement qu’il juge "déraisonnable" et autorise le médecin à administrer un traitement anti-douleur, même s’il en résulte une mort plus rapide. En juillet 2012, le chef de l’Etat a confié au Professeur Sicard une mission de réflexion sur la fin de vie. La mission doit notamment aborder la question d’éventuels aménagements de la loi Léonetti. Ses conclusions sont attendues avant la fin de l’année.

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