Imprimer

Perturbateurs endocriniens : quels résultats pour la stratégie nationale ?

le 7 02 2018

La Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) fait l’objet d’un rapport d’évaluation, réalisé conjointement par le Conseil général de l’environnement et du développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. (CGEDD), l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER). L’étude, publiée le 2 février 2018, dresse un bilan contrasté de la mise en œuvre de la SNPE.

Pourquoi une stratégie sur les perturbateurs endocriniens ?

Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un perturbateur endocrinien est une substance qui altère les fonctions du système endocrinien et induit des effets nocifs sur la santé d’un organisme et de ses descendants. Présents dans de nombreux produits de consommation courante, les perturbateurs sont aujourd’hui suspectés d’être à l’origine d’affections de la santé humaine (baisse de la qualité du sperme, anomalies du développement des organes, etc.). Depuis 2014, la gestion du risque engendré par les perturbateurs endocriniens est une des priorités de la santé environnementale.

Quels résultats pour la SNPE ?

Le rapport d’évaluation juge que la SNPE n’a pas rempli tous ses objectifs.

Les programmes de recherche manquent de financement. L’Agence nationale de la recherche a, par exemple, fortement diminuer les crédits accordés aux travaux sur les perturbateurs endocriniens.

La réglementation pour limiter l’usage de perturbateurs endocriniens n’a pas été que peu renforcée. Le bisphénol A a cependant été interdit dans les tickets thermiques. En revanche, le rapport constate que les aides publiques prévues pour accompagner les industriels à utiliser d’autres substances n’ont pas été mises en oeuvre.

La surveillance sanitaire est en progrès dans certains domaines. L’étude PELAGIE qui évalue l’exposition des femmes enceintes, ainsi que la surveillance des populations professionnelles, ciblent davantage les effets des perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, la SNPE a permis d’instaurer des actions de formation continue des professionnels de santé.

Au regard de ces conclusions, le rapport propose d’adopter une SNPE 2 amplifiée et associée à un plan d’action.

Mots clés :

Rechercher