Prise en charge du diabète : les réserves de l’Igas| vie-publique.fr | Actualités | En bref

[ Publicité ]
Imprimer

Prise en charge du diabète : les réserves de l’Igas

le 2 07 2012 Archives.

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a publié, le 5 juin 2012, un rapport sur l’évaluation de la prise en charge du diabète en France, jugée défaillante à plusieurs titres.

Avec près de 3 millions de malades, le diabète est devenue en 2010 la première maladie chronique en France et les cas de diabète ne cessent d’augmenter en liaison avec l’épidémie de surpoids et d’obésité. Le rapport souligne les défauts dans le ciblage et les actions de dépistage auprès des populations les plus exposées :les personnes en situation sociale précaire en particulier dans les départements d’outre-mer et du nord-est de la France, les enfants, les adolescents. Pourtant, les pouvoirs publics et les régimes d’assurance maladie mobilisés depuis plus de 10 ans, ont élaboré des programmes « santé nutrition » ou de lutte contre l’obésité, émis des recommandations de bonnes pratiques et mis en place une prise en charge des malades à 100 % par l’assurance maladie. Manifestement ces mesures ne parviennent pas à enrayer le développement de la maladie dont le coût augmente de 1 milliard par an du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation du taux d’obésité. Le rapport insiste sur l’inadaptation des soins de premiers recours conçus avant tout pour des pathologies aiguës. L’Igas pointe l’isolement et l’insuffisante formation des médecins, une rémunération à l’acte inappropriée pour faire de l’éducation thérapeutique et obtenir une adhésion des patients à leurs recommandations (meilleur équilibre alimentaire, activité physique...). L’Igas attire aussi l’attention sur les problèmes de sécurité à long terme des nouveaux antidiabétiques oraux dont la France est l’un des plus gros consommateurs.

Si le rapport pointe des expérimentations réussies de coopération intégrée entre médecins généralistes et infirmiers, il estime nécessaire d’optimiser le rôle de l’hôpital dans le suivi de la maladie et son articulation avec la médecine de ville, à travers par exemple l’accessibilitéAccessibilitéMesures d’adaptation et d’aménagement de l’espace social destinées à en faciliter l’accès aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. de certains actes ou prestations (ophtalmologistes, podologues).

Mots clés :

Rechercher