Le recours aux sites de rencontres devient une pratique courante [20160217]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Le recours aux sites de rencontres devient une pratique courante

le 17 02 2016

Une enquête de l’Institut national des études démographiques (INED), publiée le 10 février 2016, analyse le profil des usagers des sites de rencontres.

Selon l’Ined, la pratique des sites de rencontres fonctionne mieux en France que dans d’autres pays. En 2013, selon les estimations de l’Institut, 16 à 18% des 18 à 65 ans seraient inscrits sur un site de rencontres. La part des 18-30 ans serait la plus élevée (une génération plus familière des pratiques numériques et plus souvent célibataire). A l’inverse, les 61-65 ans seraient les moins nombreux à recourir à ces sites. Néanmoins, l’Ined constate une progression de l’usage des sites de rencontres dans la population. Cette pratique se diffuse dans toutes les classes d’âge mais aussi selon les zones géographiques. Largement urbains et même parisiens dans les années 2000, les usagers de sites de rencontres habitent aussi désormais les zones rurales et les petites villes. Les cadres et les professions intellectuelles restent surreprésentés, mais l’écart avec les ouvriers se réduit, sans qu’il y ait nécessairement un brassage social. En effet, la "démocratisation" des sites de rencontres s’accompagne d’une spécialisation des sites en fonction de populations cibles spécifiques (en fonction de l’âge, du milieu social, du lieu d’habitation, ou encore de la pratique religieuse).

Les sites de rencontres donnent plus souvent lieu à des relations éphémères qu’à des couples stables. Ainsi parmi les personnes ayant rencontré leur partenaire actuel entre 2005 et 2013, moins de 9% l’ont trouvé par l’intermédiaire des sites de rencontres (dans la population homosexuelle, la part s’élève à 30%). La majorité des couples continue à se former hors ligne.

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