Réformes de la politique familiale : qui sont les bénéficiaires ? [20150518]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Réformes de la politique familiale : qui sont les bénéficiaires ?

le 18 05 2015 Archives.

La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) publie une étude qui mesure les effets redistributifs des réformes des politiques sociales et familiales mises en oeuvre en 2014-2015. Sont évalués : l’abaissement du quotient familial, le nouveau barème de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), la modulation des allocations familiales en fonction des revenus, la majoration du complément familial, la revalorisation de l’allocation de soutien familial (ASF) et du revenu de solidarité active (RSA).

Il apparaît que certaines de ces mesures limitent les transferts vers les familles les plus aisées. Le plafonnement du quotient familial touche dans 85% des cas les 20% des familles les plus riches. De même, la modulation des allocations familiales devraient concerner 485 000 ménages dont les revenus sont supérieurs à 6 000 euros par mois. D’ici 2018, date de la fin de la montée en charge des réformes, 3,2 millions de familles avec enfants verraient leur revenu disponible diminuer en moyenne de 67 euros par mois. 2,1 millions de familles avec enfants verraient leur revenu augmenter de 67 euros par mois. Les familles pauvres constituent 47% des ménages gagnants. La moitié des ménages perdants sont des ménages au niveau de vie supérieur à 2 130 euros par mois. Les familles monoparentales constituent 52% des familles gagnantes tandis que les couples avec un ou deux enfants représentent les trois quarts des familles perdantes.

Dans l’ensemble, le montant d’aide au profit des familles les plus aisées (quotient familial compris) passe de 305 euros par mois et par enfant à 230 euros. Les transferts sociaux au profit des 10% les plus modestes augmentent légèrement (+14 euros) pour s’établir à 284 euros par mois et par enfant (soit 54 euros de plus que pour les 10% les plus aisés). Ces réformes devraient permettre une économie de 860 millions d’euros.

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