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Retraite : une évaluation des réformes à l’horizon 2020 et 2040

le 3 03 2017

Dans sa lettre d’information publiée en février 2017, le Conseil d’orientation des retraites (COR) synthétise les résultats de ces travaux sur les effets des réformes des retraites conduites depuis 1993.

Les trois principaux axes d’action des réformes

Les réformes des régimes de retraite conduites depuis 1993 ont agi principalement sur :

  • le financement des régimes de retraite (hausse des cotisations) ;
  • le niveau des pensions versées (indexation sur les prix, mode de calcul de la pension, etc.) ;
  • l’âge de départ à la retraite (durée d’assurance pour partir au taux plein et âge légal de départ à la retraite).

Quel impact sur la situation financière du système de retraite ?

Le COR évalue les impacts financiers des réformes dans trois domaines :

  • la masse des pensions : les réformes ont conduit à modérer fortement la croissance des pensions. Les réformes entre 2010 et 2015 auraient réduit la pension moyenne cumulée sur toute la retraite de 4,2% pour la génération 1960. Au total, le COR évalue la contraction de la masse des pensions à 24,1 milliards d’euros en 2020 (1,02 point de PIB) et 35,8 milliards en 2040 (1,04 point de PIB).
  • la masse des cotisations : compte tenu de la hausse des cotisations et du prolongement de leur durée, le surcoût de cotisations est évalué à 0,6 point de PIB en 2020 et 0,6 point en 2040.
  • le solde financier du système de retraite : le COR considère qu’en 2040, le solde devrait être amélioré d’environ 1,5 point de PIB.

Quel impact sur la situation des retraités ?

Le temps passé à la retraite représente en moyenne 29,5% du temps de vie, entre les générations 1950 et 1990. Sans les réformes engagées depuis 2010, il atteindrait 31,5%. La durée de carrière rapportée à la durée de vie devrait passer quant à elle de 41,5% pour les générations 1950 à 39,8% pour les générations 1990, du fait de l’entrée tardive sur le marché du travail des jeunes générations. Quant au taux de cotisation moyen, il passerait de 23% pour les générations 1950 à 27,8 pour les générations 1990, essentiellement sous l’effet des hausses de cotisations intervenues depuis 2010.

Le recul de l’âge de départ à la retraite maintient en activité les seniors ce qui peut avoir un impact sur la masse salariale (notamment dans la fonction publique). Les seniors restent aussi plus longtemps bénéficiaires de pensions d’invalidité, de l’assurance chômage et de minima sociaux, ce qui pèse sur ces comptes sociaux.

Enfin, le COR souligne l’importance d’une réflexion sur les conditions de travail dans un contexte ou 35% des 55-69 ans déclarent connaître des limitations à leur activité du fait de leur santé. Il s’interroge aussi sur l’effet potentiel de l’allongement de la durée de travail sur l’état de santé.

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